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?Underworld : evolution?

14 avril 2006, 00:00

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Le choix était assez difficile entre les deux nouveautés cinématographiques alléchantes de la semaine passée. À savoir entre Underworld 2, à l?univers visuel très distrayant, mais au scénario plutôt brouillon et Chaos, au scénario décrit comme efficace et bien ficelé mais dont la réalisation est décrite comme quelconque ou classique, selon les goûts. La jouer à pile ou face était un moyen de résoudre la question, et ce fut le film de Len Wiseman qui l?emporta.

Underworld 2 reprend non seulement les mêmes acteurs principaux mais aussi la même équipe technique que le premier volume. L?histoire, quant à elle, reprend exactement là où elle s?était arrêtée précédemment, mais juste avant, il y a un retour en arrière de 800 ans. On peut en accepter la nécessité, d?autant plus que c?est assez bien fait, avec de beaux costumes guerriers et quelques bonnes scènes d?action rondement menées avec toute la cruauté voulue.

Sauf que, dans un film d?un peu plus d?une heure et demie, ce retour en arrière dure un bon quart d?heure et finit par empiéter sérieusement sur le temps réservé au récit. Sans compter que le récit lui-même est ponctué par d?autres retours en arrière, très brefs, il est vrai, mais où on revoit plusieurs fois quelques mêmes séquences. À cela il faut ajouter qu?il n?y a pas une, mais plusieurs histoires qui viennent se fondre dans un récit principal.

On a donc un peu de mal à suivre et lorsqu?on parvient à s?accrocher, c?est pour être un peu déçu. Underworld 2 comporte bien quelques petites nouveautés (un nouveau méchant), mais ne nous réserve aucune grosse surprise pour ce qui est soit des personnages, soit de la saga elle-même. Sans compter que le premier volume nous surprenait avec ce mélange de gothique et de thriller hi-tech tout en empruntant au film de gangsters. Ici, rien de nouveau dans ce sens, non plus.

Visuellement, tous les commentaires sur le premier épisode valent également pour ce deuxième. Les vampires étant essentiellement des nocturnes (quoique, le premier tome se démarquait de cette convention d?une manière intéressante), tout dans ce film, se passe la nuit. D?un bout du film à l?autre, il y a donc du noir et surtout du gris dans presque toutes les nuances, chaque scène étant dominée par la même teinte métallique.

Évidemment, l?imagerie numérique est utilisée copieusement, mais, en général, de manière efficace. Kate Beckinsale porte toujours aussi bien son costume en latex, mais elle est moins raide que dans l?épisode précédent. On se dit qu?avec Van Helsing entre les deux épisodes, l?actrice doit maintenant se sentir plus à l?aise en compagnie de monstres. Par conséquent, son interprétation est un peu plus nuancée.

Scott Curran a l?air de moins s?ennuyer, cette fois, dans son personnage. Ce qui ne manque pas de surprendre, vu que son rôle ne lui demande pas grand-chose à part d?enlever sa chemise. Et, Tony Curran ne parvient à effrayer que grâce à son maquillage. Finalement, le seul à apporter de la classe à cette entreprise est Sir Derek Jacobi jouant son personnage d?une manière aussi naturelle qu?efficace. Sa présence, bien qu?inexplicable dans cette affaire, est certainement la bienvenue.

Underworld : evolution est donc représentatif du film de vampires d?aujourd?hui : agité, violent, tapageur et beaucoup plus proche du film d?action que du film fantastique. On ne s?y ennuie pas, mais peut-on pour autant parler d?un bon film ? Pas vraiment. Surtout, on espère que le troisième épisode viendra avec un scénario digne de ce nom.

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