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Insuffler un nouveau dynamisme à l?investissement

13 avril 2006, 00:00

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La prochaine installation d?une structure mixte de promotion et de facilitation des investissements redonnera un peu de dynamisme à l?environnement économique du pays. Tiré des expériences réussies des pays du sud-est asiatique dont Singapour, le gouvernement malgache mettra en place dans les prochaines semaines l?Economic development board of Madagascar (EDBM). ?L?EDBM sera opérationnel avant la fin du mois d?avril?, confirme Roger Marie Rafanomezantsoa, ministre de l?Industrialisation, du Commerce et du Développement du secteur privé.

Une décision qui tombe à point nommé car coïncidant avec la fin des programmes de promotion et de facilitation des investissements tels que le Guichet unique des investissements et de développement des entreprises (Guide) ainsi que le comité d?appui au pilotage de la relance des entreprises (Cape).

D?une manière générale, l?EDBM aura à promouvoir les investissements aussi bien étrangers que locaux en mettant l?accent surtout sur la création d?emploi. D?un autre côté, cette nouvelle structure aura toutes latitudes dans la mise en place d?un environnement incitatif pour le développement de l?investissement et la vie des entreprises locales.

Le gouvernement mise déjà sur cette structure pour mener à bien ses ambitions. La concrétisation des subtilités du Madagascar action plan (Map) figure en premier dans la liste. D?ailleurs, l?EDBM sera piloté directement par la présidence de la République. ?Plusieurs ministères seront inclus dans la structure?, souligne le ministre de l?Industrialisation. Le gouvernement veut ainsi relancer l?activité économique.

Cette initiative pourrait être porteuse dans la mesure où le pays est exposé aux facteurs exogènes, non-maîtrisables, jusqu?à maintenant. Une récente étude menée par la Compagnie française d?assurances pour le commerce extérieur (Coface) vient de notifier la précarité de l?environnement de l?investissement à Madagascar.

?Madagascar reste un pays où investir est encore risqué?, a-t-on affirmé au début de l?année. ?L?environnement économique et politique du pays est incertain et peut se détériorer à tout moment?. Pour cet organisme français, Madagascar reste exposé aux risques exogènes, encore très influents, à cause de la fragilité de son économie.

Sur le terrain, cette déclaration de la Coface peut refléter la faible affluence des investisseurs pour l?année 2005. Les chiffres avancés par le Guide font état de quelque 882 sociétés créées. Un chiffre bien en deçà de la performance de 2004.

Malgré un optimisme parfois déplacé des autorités malgaches, la situation réelle se révèle moins reluisante. Pour confirmer cette précarité de l?environnement, la Banque mondiale soutient que l?investissement direct étranger (IDE) reste relativement faible pour 2005.

Pourtant, les IDE peuvent être considérés comme le moteur du développement. Ils amènent des usines, des outils, des compétences, des nouveaux produits, l?accès aux marchés et la compétitivité.

Théoriquement, les investissements créent de la valeur et améliorent la qualité de vie de la population. Toujours selon l?étude de la Banque mondiale menée auprès de quelque 293 entreprises malgaches, la situation reste d?actualité.

L?express de Madagascar

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