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Vacances Plus, ou les déboires administratifs d?un hôtel en devenir

13 avril 2006, 00:00

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Faites vite. Sinon, l?Etat reprend les terres. Cri du c?ur de Vacances Plus dans sa demande de permis à l?Environnement. Bagarre légale et démolition ont jalonné le parcours de la compagnie et pour finir, une lettre des Terres lui intime de construire son hôtel de Rs 300 millions dans les plus brefs délais.

Le projet que proposent les promoteurs consiste en la construction d?un hôtel quatre-étoiles plus ?haut de gamme? à Palmar, soit 91 chambres et deux suites. L?établissement devrait être prêt en peu de temps. A son ouverture, quelque 170 personnes seront employées. Les promoteurs sont menés par des Mauriciens établis à l?étranger.

Vacances Plus, fondée en 1987, a construit et géré 12 bungalows pendant 15 ans sur ce même site, à Palmar. En 2002, dans un nouveau projet de développement, la compagnie fait une demande pour des terres additionnelles, situées à côté, d?une superficie variant de six à vingt arpents. Entre-temps, la compagnie rase les bungalows existants, dans l?attente du feu vert du ministère.

Cependant, en 2003, les autorités réagissent dans le sens contraire, arguant que les promoteurs ne se sont pas tenus au calendrier initial d?ériger un hôtel d?une quarantaine de chambres. Le ministère des Terres se fonde sur le contrat de bail pour adresser une mise en demeure à Vacances Plus pour le sommer de construire son hôtel au plus vite.

Réclamations

Les promoteurs contre-attaquent. Ils portent l?affaire en Cour suprême pour demander un ordre interlocutoire interdisant à l?Etat de procéder à l?annulation du bail. Le verdict favorable du juge Bushan Domah, début juin 2005, est une volée de bois vert contre les fonctionnaires.

?Ce serait justifié d?être choqué en voyant la manière arbitraire, cavalière et tardive dont l?Etat et le ministère des Terres ont prétendu exercer leur pouvoir tel qu?établi dans l?accord de bail?, déclare le juge Bushan Domah. Très critique, ce dernier recommande même au ?ministère de la fonction publique de donner des cours de remise à niveau à ceux qui ont été impliqués dans la prise de décision dans ce dossier?. Ces cours, souligne le juge, permettront de les familiariser avec les règles administratives afin qu?ils opèrent dans une fonction publique qui ?uvre dans une démocratie constitutionnelle moderne.

Subséquemment, Vacances Plus entre une action en réclamations de dommages et intérêts en Cour suprême. Dans une lettre en date du 30 juin 2005, le ministère des Terres accorde un délai de 36 mois pour la construction de l?hôtel.

?Le calendrier d?exécution est très serré pour l?examen du rapport EIA et le démarrage des travaux en juillet 2006. Il est impératif que l?hôtel soit opérationnel en 2007. Au cas contraire, l?accord de bail sera annulé?, affirme, de fait le rédacteur du rapport, Scene-Ries Consult Limited, en se référant à la lettre du ministère.

Et d?ajouter : ?Un appel est fait au département de l?Environnement de considérer l?octroi du permis EIA sur une base de voie rapide dans ces temps impartis afin de permettre aux promoteurs d?atteindre leurs objectifs?.

Les promoteurs envisagent d?accorder la gestion de l?hôtel à une firme spécialisée dans ce créneau.

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