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?Vers la restauration des tombes aux Chagos?
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?Vers la restauration des tombes aux Chagos?
● Peut-on dire que d?autres visites dans l?archipel des Chagos seront organisées à l?avenir ?
Comme nous l?avons déjà dit, aucune décision ne sera prise par le gouvernement britannique pour d?autres visites tant que celle-ci ne sera pas complètement évaluée par les ministres à Londres.
● Les Chagossiens se sont beaucoup plaints de l?état de délabrement de leurs lieux de culte. Le gouvernement britannique a-t-il l?intention de les restaurer ?
Le gouvernement britannique a reconnu, avant la visite, qu?une certaine restauration des tombes doit se faire. Avant de me rendre dans l?archipel, j?ai fait une présentation pour la communauté chagossienne au cours de laquelle j?ai montré des photos de l?état actuel des tombes. J?ai entendu plusieurs halètements dans la salle. Les gens ont des souvenirs qui remontent à 40 ans. Je crois toujours qu?il était très important de leur montrer à quoi les tombes ressemblent maintenant.
Mais il y a du travail à faire. Avant mon arrivée à Maurice, j?ai consulté la Commission des tombes de guerre du Commonwealth pour des informations sur l?entretien des tombes dans un environnement tropicale. Il faut d?abord noter que les pierres tombales sont en corail et qu?elles ne résistent pas bien au climat. Puis, les crabes coco sur les îles Peros Banhos et Salomon ont fragilisé quelques-unes des tombes qui se sont écroulées. Enfin, certains arbres autour sont tombés sur les pierres tombales.
Les forces britanniques visitent les îles une fois le mois. Elles découpent les arbres tombés à la tronçonneuse et nettoient les tombes. La Commission des tombes de guerre m?a aussi expliqué que quand il s?agit de tombes inaccessibles et qui se sont dégradées, elle érige un monument sur lequel tous les noms des défunts sont inscrits.
J?ai soumis cette proposition aux Chagossiens. J?ai aussi expliqué aux trois leaders (NdlR : Olivier Bancoult, Fernand Mandarin et Bernard Nourrice, que toute restauration devra se faire en consultation avec la communauté chagossienne. Nous attendrons donc qu?ils soumettent des propositions concrètes. Si celles-ci sont réalistes, nous essaierons de les mettre en ?uvre. Toutefois, les fonds disponibles ne sont pas illimités. Le mot clé c?est le partenariat.
● A votre retour à Londres, quels souvenirs conserverez-vous de cette visite historique ?
Ce qui m?a le plus marqué, c?est que nous avons travaillé comme une vraie équipe. Tout le monde voulait que la visite soit une réussite et c?est grâce aux efforts extraordinaires de coopération fournis par tout un chacun que cela a été possible.
Propos recueillis par Nicholas RAINER
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