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L?agresseur de la jeune brûlee vive aux assises

1 avril 2006, 00:00

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Le procès de «l?affaire Sohane», du nom de la jeune fille morte brûlée vive à Vitry-sur-Seine en octobre 2002, s?est ouvert, hier matin, devant la cour d?assises du Val-de-Marne, à Créteil.

Jamal Derrar, 22 ans, et Tony Rocca, 23 ans, sont accusés, le premier d?actes de torture ou de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner, le second de complicité par aide et assistance. Ils encourent tous deux la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict de la cour, présidée par Janine Drai, est attendu le 7 avril.

Le 4 octobre 2002, en fin d?après-midi, Sohane Benziane, 17 ans, transformée en torche vivante, s?écroulait dans l?herbe au pied d?un bâtiment de la cité Balzac, devant de nombreux témoins. Malgré leur aide, dont celle de son agresseur, et l?arrivée rapide des secours, elle décédait deux heures plus tard à l?hôpital Percy de Clamart (Hauts-de-Seine).

La jeune fille avait été aspergée d?un litre d?essence, en présence de deux de ses amies, par Jamal Derrar lors d?une «explication» dans un local à poubelles au pied de l?immeuble. Ce dernier, malgré les supplications des trois jeunes filles, avait ensuite allumé un briquet à plusieurs reprises, jusqu?au moment où Sohane s?était embrasée. Il a toujours affirmé qu?il voulait juste faire peur à Sohane.

L?enquête a montré qu?il avait décrété la jeune fille persona non grata dans la cité, à la suite d?une bagarre l?ayant opposé au petit ami de cette dernière l?été précédant le drame.

Tony Rocca, lui, est accusé d?avoir surveillé et maintenu fermée la porte du local à poubelles où son copain Jamal avait contraint Sohane à le suivre cet après-midi-là.

Devenue le symbole des violences faites aux femmes, «l?affaire Sohane» a notamment mobilisé le mouvement «Ni putes, ni soumises».

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