Publicité

La relance touristique attendue pour Pâques

1 avril 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Chikungunya oblige, les nombreuses annulations intervenues sur le marché français ont perturbé la performance de la destination mauricienne après une bonne série de décembre à février. A ce jour, mars, avril et mai s?annoncent négatifs à cause des répercussions du virus. Mais la situation pourrait s?améliorer avec les vacances de Pâques.

La France est le premier marché de Maurice, avec 220 000 visiteurs en 2005. Ce mois-ci, les arrivées touristiques ont régressé d?environ 5 %, comparé à mars 2005, selon les dernières statistiques de l?Association des hôteliers et restaurateurs de l?île Maurice (Ahrim) auprès de 40 des plus importants établissements de l?île, appartenant aux quatre plus grands groupes de Maurice.

A ce jour, les projections de l?Ahrim indiquent que le taux de régression des arrivées, en avril, pourrait être de - 1,9 %, comparé à la même période en 2005, et de - 4,7% en mai. L?Ahrim veut croire que la crise est derrière nous. D?abord parce que le nombre de cas de la maladie est en baisse. Ensuite et surtout parce que les tendances à la réservation progressent un peu plus chaque jour pour les mois d?avril et de mai.

«Une Avalanche d?annulations»

L?Ahrim fait ressortir que les estimations étaient plus alarmantes au début de mars alors qu'il y a maintenant des signes de rétablissement. Selon elle, il faut aussi tenir compte des réservations de dernière minute qui pourraient dynamiser les arrivées, surtout durant la période de Pâques. L?Ahrim demeure donc optimiste.

«L?impact du chikungunya influe sur la période de mars à mai», explique Patrice Hardy, directeur du groupe Naïade Resorts Ltd. «Il y a eu une avalanche d?annulations mais les choses ce sont calmées.» Il estime que l?effet du chikungunya sera derrière nous vers juillet-août, période à laquelle le nombre d?arrivées devrait retourner à la normale. Il ajoute que la pleine saison du dernier trimestre de l?année représente 50 % du chiffre d?affaires des hôteliers et qu?il y a donc espoir que la performance financière sur l?ensemble de l?année se maintienne.

Beachcomber, l?un des plus importants opérateurs sur le marché français, plaide aussi pour l?optimisme. «Le tourisme ne s?est pas arrêté, il a simplement ralenti», précise le responsable du marketing et de la communication, Mikaël Le Luron. Si le groupe ne veut pas faire de projection sur les semaines, voire les mois à venir, c'est un fait que depuis au moins deux ans la tendance, dans le monde des voyages, est passée à la réservation de dernière minute. Ce qui ne permet pas aux hôteliers d?avoir une grande visibilité, comme le fait ressortir Jennifer Lee Chik, responsable de communication à l?hôtel Oberoi. Cet établissement a souffert de l?effet du chikungunya peut-être un peu moins que les autres du fait de son positionnement sur d?autres marchés. «Mais les annulations ont cessé et les réservations reviennent.»

Pour Oberoi, les prochains mois ne seront pas forcément mauvais puisqu'il mise sur une clientèle de jeunes mariés en provenance d?Europe, toujours nombreux entre juin et septembre. Ainsi, chacun devrait essayer de tirer son épingle du jeu en fonction de ses possibilités et de ses capacités pour cette période, comme le souligne Mikaël Le Luron.

Pour la période correspondante, en 2005, la situation dans les arrivées en provenance d?Europe et de France, en particulier, n?était guère brillante. En effet, si le mois de mars 2005 affichait un taux de progression de 6,8 % par rapport à mars 2004, le mois d?avril était dans le rouge avec un recul de 4,7 %. En mai, la destination redressait légèrement la barre avec des arrivées qui progressaient de 3,7 %. La meilleure surprise est venue en juin avec une croissance de 10,7 %, fait exceptionnel pour un mois considéré comme le plus mauvais de l?année.

Dans le même temps, le marché français enregistrait une baisse en mars, puis en mai avec un léger regain d?activité en avril et une forte progression en juin. En avril 2005, tous les marchés européens régressaient, sauf la France. Les autres marchés comme l?Inde ou l?Afrique du Sud, continuaient, eux, de progresser parfois de façon spectaculaire : 36 % en mars 2005 pour l?Afrique du Sud et 33 % pour l?Inde en juin dernier, comparé à la même période l?année précédente.

Publicité