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Auguste Renoir, le peintre du beau étincelant
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Auguste Renoir, le peintre du beau étincelant
La belle France. Avec ses joies de vivre, ses silhouettes féminines aux rondeurs définies, ses déjeuners en plein air et ses salons de causeries les plus animées. La France joyeuse. Pierre Auguste Renoir s?en était inspiré. Il préférait caresser le corps féminin de son pinceau que de peindre les paysages. Attiré vers cette luminosité unique. Le bonheur l?inquiétait au plus profond. Cela faisait 125 ans le 25 février 2006 qu?il a vu le jour. Epousons les pas de ce peintre à caractère fougueux.
?Pourquoi l?art ne serait-il pas beau ?? se demandait Renoir. ?Il existe suffisamment de choses déplaisantes dans ce monde?. Ce commentaire qualifie aisément l?esprit artistique de Pierre Auguste Renoir. Il ne peignait jamais si le bonheur ne lui gonflait pas le c?ur. Pierre Auguste Renoir ressentait les objets comme les femmes. Les contemplant d?un ?il lumineux, joyeux presque. Ajoutant dans chaque particule de ses ?uvres, sa joie de vivre.
L?on se souvient de l?enseignant de Renoir qui lui demanda, intrigué et exaspéré lors d?une leçon : ?Il n?y a nul doute que tu aies choisi la peinture pour t?amuser??. En bon élève qu?il était, Renoir répondit à Charles Gleyre : ?Certainement. Si cela ne m?amusait pas, je ne l?aurais pas fait?.
Durant sa vie artistique, Renoir aura marqué de par ses représentations de la belle France. Celle qui sort boire la vie dans la nature, celle qui se lit dans les yeux de ces femmes, toujours plus rondes, toujours plus ensoleillées. Ce peintre impressionniste vivait au présent et n?en perdait aucune miette.
Sa technique était ponctuée de jets lumineux. Le déjeuner des canotiers de 1881 l?illustre. Des personnages pris en cliché en peinture lors d?un déjeuner au bord de la Seine au Restaurant de la Fournaise. Un dimanche joyeux. Son épouse en devenir s?y trouvait. Aline Charigot se dépeint dans une posture remarquablement naturelle, prenant entre ses doigts un chien. Les bouteilles de bons crus, les raisins mauve accentué, le tonneau de vin orange d?or, même la nature morte posée sur la table respire et confirme une technique étonnante. Et quelle douce et frêle lumière qui s?invite à ce dimanche.
Renoir a beaucoup peint les femmes dans tous ses états. L?on ne citera pas seulement Les Grandes Baigneuses qui naquirent en trois années vers 1887. Il aura d?ailleurs connu une période sèche pour en venir à cette ?uvre maîtresse. Renoir adorait la tendresse exprimée dans les silhouettes féminines de son prédécesseur, François Boucher (1703-1770). (On doit à François Boucher, peintre des nymphes et des déesses, la sensuelle et fine Diane au bain). Mais Renoir admirait aussi Gustave Courbet pour la rudesse et l?extravagance de ses silhouettes féminines. Entre ces deux extrémités, Renoir s?était forgé une méthodologie propre.
Peaufinant les nues jusqu?à ce qu?il puisse ?pouvoir pincer la chair de ses personnages?, il propulsait la lumière blanchâtre d?apparence sur les corps. Jouant sur la robe très blanche de Lise à l?ombrelle (1867), épurant le trait jaune d?ocre pâle d?Odalisque, la ravissante femme d?Alger dans sa robe sculptée en fils dorés. Quoi penser de Diane la chasseresse ! D?une pâleur déconcertante. Même les points d?ombre de Renoir n?étaient pas noirs, mais bleu foncé. Le peintre de l?éclat grandit en nous, une admiration inébranlable.
Comme des fruits mûrs ou les temps de vives floraisons, les femmes sont belles sous le regard tendre de Renoir. Lumineuses toujours, exécutant des gestes souples, se tressant les cheveux, se baignant dans le lac, s?exhibant en volupté sur l?herbe très verte. Renoir était peut-être modeste, lança autour de lui : ?Je suis encore dans la maladie des recherches. Je ne suis pas content et j?efface, j?efface encore?? Mais les critiques comme le peuple dénotent toujours chez ce peintre, une application au travail indescriptible.
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