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Un nouveau port de pêche à B-des-Dames
Les perspectives de développement dans le secteur «seafood» poussent le public et le privé à accroître leurs investissements dans de nouvelles infrastructures. La Mauritius Ports Authority (MPA) compte donc construire un nouveau port de pêche à Bain-des-Dames.
La construction de ce port devrait démarrer au début de l?année prochaine et se terminer dans les premiers mois de 2008. Les quais seront longs de 800 mètres, soit presque trois fois plus que ceux du port de pêche de Trou-Fanfaron. Des bateaux avec un tirant d?eau de neuf mètres pourront y accoster, contre sept mètres actuellement. Le projet sera réalisé en plusieurs étapes, en fonction des besoins de la MPA.
La MPA investira dans le remblaiement d?une superficie de 30 hectares, la construction des quais et d?un nouveau chenal d?accès. Alors que le privé investira dans des chambres froides et des unités de traitement.
«Nous avons bougé assez vite pour ce projet. Nous avons pris avantage du passage d?un bâtiment de la marine indienne pour faire certaines études du site en mer. Les données seront remises aux consultants de la MPA sur le projet», explique le directeur général adjoint de la MPA, Shekar Suntah. Il intervenait dans le cadre de la conférence sur le seafood qui s?est terminée hier.
Plusieurs facteurs poussent la MPA à investir dans ce projet. Le volume de poisson qui transite par Port-Louis a beaucoup augmenté avec l?arrivée de Thon des Mascareignes. Quelque 100 000 tonnes ont été manipulées en 2005, soit une augmentation de 53 % par rapport à 2004. Le nombre de bateaux qui viennent pour des travaux de carénage, de réparation et de bunkering devrait lui aussi bientôt s?accroître d?autant.
Le gouvernement n?autorisera plus les transbordements de poisson en haute mer. Cela poussera un plus grand nombre de bateaux à faire escale à Port-Louis. «Sans compter qu?avec les initiatives du gouvernement dans ce secteur, un très grand nombre de promoteurs sont déjà intéressés à avoir des espaces pour aménager des chambres froides et des unités de traitement de poisson et fruits de mer», ajoute Shekar Suntah. «C?est un projet étalé dans le temps. Probablement entre 30 000 et 40 000 mètres carrés de chambres froides pourront être construits dans le nouveau port, soit presque trois fois la capacité de stockage de Froid des Mascareignes actuellement.»
Raj Makoond, directeur du Joint Economic Council (JEC), a situé l?importance du secteur seafood dans le contexte du «modèle de développement économique émergeant de Maurice». «Il faut que Maurice devienne une business platform.»
Il estime qu?«avec la corporate tax générale de 15 %, la taxe sur la valeur ajoutée et la baisse des droits de douane, soit la rationalisation des régimes de mesures incitatives, Maurice s?est positionnée pour avoir une économie intégrée».
Raj Makoond a souligné que le seafood hub est l?une des composantes de cette plate-forme. Mais il y a aussi les technologies de l?information et de la communication, l?aquaculture, la santé, l?énergie et le savoir.
Dans ce contexte, il estime que Maurice doit bouger des secteurs vers des clusters, c?est-à-dire des activités autour d?un secteur. Pour le secteur canne à sucre, par exemple, il s?agit de la production de l?énergie à partir de la bagasse et l?éthanol. «Il faut que le label Made by Mauritius remplace le label Made in Mauritius», souligne Raj Makoond.
Joel Bruneau, general manager de Thon des Mascareignes a parlé de l?évolution de cette compagnie. Alors que Dominique de Froberville, chief operations officer de Mauritius Freeport Development, a expliqué les facilités qu?offre sa compagnie.
Claude Michel Jory, directeur général de la Ferme marine de Mahébourg (FMM), a mis en avant les investissements à venir pour l?expansion de la société. La FMM compte produire 1500 tonnes d?ici 2007 contre seulement 500 actuellement. Elle vise la production de 10 000 tonnes à moyen et long termes.
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