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La filière avicole attend des aides

3 mars 2006, 00:00

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La filière avicole française, frappée par la crise de la grippe aviaire et notamment l?embargo décrété par 43 pays, reprenait un peu espoir, mercredi, avec le prochain versement d?aides par le gouvernement et l?annonce de l?absence du virus H5N1 dans le Pas-de-Calais.

Les 52 millions d?aide annoncés par le Premier ministre, Dominique de Villepin, pour aider la filière avicole seront versés "en fin de semaine", a assuré le ministre de l?agriculture, Dominique Bussereau. Le ministre a mis en avant le ?délai record? qui s?est écoulé entre la décision, sa notification et sa mise en application.

?L?espoir renaît mais la filière reste attentive à la concrétisation des annonces du ministre", a déclaré André Lepeule, délégué général de la Fédération des industries avicoles (FIA). Cependant, il a souligné que si ?les grandes lignes? étaient connues, ?les modalités de distribution? ne l?étaient pas.

Le secteur est particulièrement affecté par la chute de la consommation de volailles en France, de l?ordre de 20 à 30 % selon les produits considérés.

La filière doit aussi faire face, depuis mardi, à l?embargo total ou partiel décrété sur les importations de volailles françaises et produits dérivés par 43 pays, dont les Emirats arabes unis, les Etats-Unis, Hongkong, le Japon, le Maroc et la Russie. Ces restrictions touchent 14 % des exportations totales de viande de volaille et 10 % de celles des volailles vivantes, selon le ministère du commerce extérieur. Hors Union européenne, le pourcentage des exportations concernées monte à 33 % pour les viandes de volaille et à 44 % pour les volailles vivantes.

Parallèlement, la préfecture du Pas-de-Calais a annoncé l?absence de grippe aviaire chez les dindonneaux retrouvés morts dans un élevage du Pas-de-Calais. Les tests effectués ont ?écarté toute suspicion d?influenza aviaire?. Le virus n?a donc, jusqu?à présent, été confirmé que dans un seul élevage de dindes dans l?Ain, où des oiseaux sauvages (canards et cygnes) ont aussi été retrouvés morts du H5N1.

La zone de surveillance étendue

Après la découverte d?un 16e cygne porteur du virus hautement pathogène sur la commune de Monthieux (Ain), des mesures complémentaires de surveillance ont été mises en place dans quelques communes voisines des départements limitrophes, a indiqué le ministère de l?agriculture qui n?a pas précisé lesquelles.

En fin de soirée mercredi, le ministère a toutefois annoncé une extension de 170 à ?environ 300 communes? de la zone de protection et de surveillance autour des sites où des oiseaux sauvages et l?élevage de dindes ont été contaminés par le virus H5N1 dans la région de la Dombes. Cette nouvelle délimitation touche quatre départements, principalement l?Ain, mais aussi des parties du Rhône, de l?Isère et de la Saône-et-Loire. La liste des nouvelles communes concernées n?a pas été rendue publique.

Mercredi en conseil des ministres, le président Jacques Chirac a appelé à une ?vigilance totale, notamment pendant toute la période de remontée des oiseaux migrateurs?. Il a jugé "exemplaire la mobilisation de l?ensemble des acteurs", considérant que ?les mesures prises pour protéger les élevages, rassurer les consommateurs et soutenir financièrement la filière s?imposaient?.

Quant au chat retrouvé mort mardi en Allemagne, il était porteur du H5N1. M. de Villepin a engagé les propriétaires de chats à ne pas les laisser ?divaguer? dans les zones où a été détecté le virus. Il a rappelé que l?Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) donnera un avis sur cette question bientôt.

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