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Le MMM peaufine son dossier

26 février 2006, 00:00

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Tout en maintenant sa campagne de sensibilisation contre certains aspects de la réforme proposée dans le domaine de l?éducation, le Mouvement militant mauricien (MMM) a, cette semaine, déclenché les premières procédures vers un recours légal.

Des consultations ont de plus été entamées entre Paul Bérenger et Pravin Jugnauth sur ce dossier. À ce jour, cependant, tout porte à croire que le Mouvement socialiste militant (MSM) soutiendra l?action du MMM sans pour autant être partie prenante de la motion qui sera éventuellement logée.

À sa réunion de lundi dernier, la direction collective du MMM a décidé de confier à un sous-comité le soin de préparer la riposte légale. Ce comité de sept membres est composé exclusivement d?avocats, tous membres du bureau politique. En font partie, Jayen Cuttaree, Ivan Collendavelloo, Alan Ganoo, Ahmad Jeewah, Steeve Obeegadoo, Dev Ramnah et Veda Baloomoody. Il a tenu une première réunion jeudi et compte se rencontrer à nouveau mardi. Le travail sera synchronisé par Jayen Cuttaree et Ivan Collendavelloo a été désigné pour être le Leading Counsel au cas où le parti déciderait de porter l?affaire en cour.

L?avis des parents pris en compte

Jayen Cuttaree explique que dans un premier temps, chacun des sept membres a eu la responsabilité de récolter les différents documents disponibles à Maurice et ailleurs traitant de la question. Les pièces ainsi recueillies seront analysées de manière critique par le panel.

Déjà, il appert que le MMM compte s?inspirer en premier lieu de ce qui se fait en Inde et en Grande-Bretagne. Pour étoffer son dossier, la direction recueille les points de vue de parents ou de groupes de parents qui contestent la décision gouvernementale telle que contenue dans la Government Notice 18 en date du 14 février dernier.

Il semblerait, à ce stade, que la contestation s?articule autour de trois pôles, notamment ceux dont les enfants prennent les examens du Certificate of Primary Education (CPE) à la fin de 2006. Ceux-là considèrent que le ministère de l?Éducation ne leur a pas accordé le délai légal requis. Un deuxième groupe de parents dont les enfants sont actuellement en Standards IV ou V, soutient avoir agencé les activités de leurs gosses de manière moins stressante et prétend avoir été pris de court par les nouvelles dispositions.

Le troisième groupe contestataire est composé de ceux dont les enfants fréquentent déjà les institutions qui n?étaient pas destinées, sous la formule Obeegadoo à être des Form VI colleges. Ils sont, eux, d?avis que ces enfants ont été pénalisés du fait que les neuf institutions, désormais « nationales » n?avaient pas recruté en Form I ces trois dernières années.

En dépit de la mise au rancart de l?alliance MSM-MMM, les dirigeants de ces deux partis maintiennent une ligne de communication sur ce dossier. Le MSM se concentre pour l?instant sur la campagne de sensibilisation sur le terrain. « Nous soutiendrons toute initiative sur le plan légal, qu?elle vienne du MMM ou des ONG. Nous pensons qu?il n?y a pas lieu d?avoir une profusion de contestations en cour, car cela risque de prolonger le débat et retarder la décision », explique son secrétaire général, Nando Bodha.

Cette posture n?empêche cependant pas la concertation. Steeve Obeegadoo se félicite d?ailleurs de l?action menée sur le terrain par le MSM. Il pense que la formule adoptée par ce parti lui permet de toucher certains réseaux qui ne sont pas généralement accessibles au MMM.

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