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EN DEUX MOTS

26 février 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Stue de toutes les passions. </B> Chacun se bat pour la paternité de ce projet qui a quand même coûté Rs 10 millions aux contribuables. La statue géante de Shiva, à l?entrée de Grand-Bassin, ne finit pas de déchaîner les passions. D?un côté, on soutient que c?est Anil Bachoo, démissionnaire du MSM, qui en est la cheville ouvrière. De l?autre, on explique que celui qui en a réellement eu l?idée est l?ancien ministre des Finances rouge, Vasant Bunwaree, en 1997. Ce dernier avait réuni ses partenaires du MMM dans son bureau pour en faire la proposition. Le projet avait été mis au frigo jusqu?à ce que Bachoo le reprenne en main, à l?arrivée au pouvoir de l?alliance MMM-MSM. Mais comme Anil Bachoa abandonné l?alliance début février 2005, celle-ci a essayé de récupérer le projet. En fin de compte, il semble que le destin de Bachoo soit lié à la statue car il fera partie de ceux qui la dévoileront dans les prochains jours.

Les questions franches de Pravind. </B> À questions franches, réponses? franches. Le MSM est ulcéré contre l?émission éponyme de la télévision nationale et considère qu?il s?agit d?une forme déguisée de propagande. Il y a d?abord eu l?Attorney General, Rama Valayden, qui a été invité à parler de sa vie personnelle, puis ce fut au tour du député Shakeel Mohamed. Il n?en fallait pas plus pour que le parti du Soleil sorte de ses gonds et réclame que des temps d?antenne similaires soient accordés à ses membres.

Le leader du MSM, Pravind Jugnauth, étudie la possibilité d?avoir recours à l?IBA pour avoir gain de cause.

Agents « troublés » à Mahébourg. </B> C?est la guerre des tranchées entre les agents Rouges de Mahé-bourg ? Plaine-Magnien. D?un côté, il y a les pro-Varma et de l?autre les fidèles de Bunwaree. L?animosité entre les deux hommes est apparue depuis l?invitation du premier au second à démissionner de son poste de ministre dans le cadre du scandale MCB-NPF. Maintenant, ce sont les agents qui trinquent. En effet, ceux qui travaillent pour Yatin Varma déplorent que le ministre du Travail ne lève pas le petit doigt pour leur accorder des « facilités », comme celle de donner un coup de pouce à leurs proches pour trouver un emploi. L?opposition exulte face à cette situation car elle pense pouvoir en profiter en attirant les mécontents vers elle.

Bert le pistolero. En guise d?extra protection, mis à part un garde du corps, le patron de la douane, Bert Cunningham, ne sort pas sans son pistolet.

C?est ce que révèle l?Ottawa Citizen, journal canadien qui s?intéresse à ce natif de? Morrisburg qu?il affuble d?ailleurs du sobriquet The Cleaner. Ceux qui se soucient de ce que pensent les touristes de notre île seront intéressés d?apprendre que le père de Cunningham considère que son fils a affaire au « crime organisé » ici. Le journal indique aussi que la résidence du contrôleur a été cambriolée à deux reprises et que sa fille de 11 ans est sous constante surveillance policière.

Un président peu regardant. </B> Bissoon Mungroo, président des petits et moyens hôtels, se trouve dans une mauvaise passe. En effet, le conseil de district de Rivière-Noire pense sérieusement à le traduire en justice pour construction illégale. On lui reproche d?être allé de l?avant avec l?agrandissement d?une aile du Manisa Hotel, à Flic-en-Flac, sans avoir eu au préalable un permis de construction. Il se trouve aussi dans le collimateur du CEB car une ligne de haute tension se trouve à proximité du site. Le CEB lui a fait savoir qu?il ne pourra être tenu responsable s?il y a électrocution.

George fait des jaloux ! Certains élus de Mahébourg ? Plaine-Magnien apprécient moyennement que le conseiller George Ah-Yan soit présent dans presque tous les journaux du week-end qui ont couvert le problème du chikungunya dans la région. Ils croient savoir que c?est dû au fait que l?homme a bonne presse car « des journalistes vont déjeuner dans son restaurant ». Les esprits chagrins devront peut-être se faire à l?idée que le travailleur social arpente inlassablement son village, qu?il connaît sur le bout des doigts les noms des malades et qu?il est souvent dans la salle d?attente de l?hôpital de Mahébourg pour se tenir au courant du nombre des victimes atteintes du virus. Comme le reconnaît le président de la Mahebourg Citizens?Welfare Organisation, il a du temps libre car il est encore célibataire.

L?inspecteur réformiste.</B> La réforme engagée par le ministère de la Justice pour faciliter les procédures de changement de nom repose, entre autres, sur le projet soumis par un inspecteur de police à la National Unity Award en 2001. Ce dernier, Bhojesh Domun, faisait état des noms « péjoratifs » donnés aux esclaves par leurs maîtres et proposait qu?une unité spéciale soit élaborée au bureau d?État civil pour leur permettre d?obtenir une nouvelle identité. Ce détenteur d?un LLB faisait également part de la possibilité de nommer un pool d?historiens pour savoir d?où venaient les descendants d?esclaves. Ce qui, avance-t-il, peut être effectué grâce à des tests ADN. La nouveauté apportée par le ministre Rama Valayden permettra dorénavant à quiconque de changer de nom sans avoir recours à des avoués et à jurer un affidavit. Ce qui était un exercice relativement coûteux et difficile jusqu?ici.

L?ardoise du faux conseiller. L?hôtel Gold Beach Resort ne sait pas à quel saint se vouer. Un Malgache se faisant passer pour le conseiller d?un ministre de la Grande île a laissé une ardoise de Rs 52 900, représentant quinze nuitées dans l?établissement de Wolmar, l?an dernier. La direction a entamé les démarches pour avoir son argent, mais le ministère malgache de la Fonction publique lui a appris que l?homme en question, François Xavier Razakandrainy, ne travaille plus pour lui. Il aurait aussi essayé d?escroquer des hommes d?affaires locaux dans une transaction d?importation de légumes.

Deux anciens ministres MSM chez les Rouges. À l?occasion de ses 70 ans, le Parti travailliste montre qu?il n?est plus le parti d?antan. Le front bench rouge démontre d?ailleurs qu?il est composé d?un nombre important de transfuges qui ont passé leur carrière politique à le combattre. Ce qui n?a guère étonné certains de voir dans la foule présente au 70ème anniversaire du parti jeudi, d?anciens adversaires. Parmi eux figuraient les anciens ministres MSM Babooram Mahadoo et Diwakar Bundhun.

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