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La grande course de l?intersaison
Le Mauritius Turf Club (MTC) vivra à l?heure des élections cet après-midi. Ils sont six candidats au départ pour deux postes vacants au niveau du board des commissaires administratifs. Si Mushtak Osman ne briguera pas un nouveau mandat, en revanche ? le président sortant Paul-France Tennant, tablant sur la performance financière du Club, se présentera à nouveau devant les membres électeurs du MTC. Cinq autres partants seront sur la ligne du départ cet après-midi : Michel Coquet, commissaire de courses depuis quelques années, Gilbert Merven, ex-propriétaire de chevaux, Eric Marot, propriétaire de chevaux chez l?écurie Rousset, Henri Leblanc, candidat battu l?année dernière, et Clifford Maniacara, un ancien Tote commissioner.
A quelques heures d?une course pas comme les autres au Champ-de-Mars, l?express ouvre ses colonnes aux candidats. Constat : à l?exception du président sortant Paul-France Tennant, qui défend la position du MTC sur la question d?un deuxième Tote à Maurice et Clifford Maniacara, en faveur du projet présenté par Global Sports, les autres candidats s?abstiennent de se prononcer sur la question.
● Pourquoi voulez-vous être commissaire administratif du Mauritius Turf Club?
Paul-France Tennant : D?abord je dois dire qu?on a une équipe dynamique qui a été à la hauteur de sa tâche ces dernières années. Vous allez voir les résultats financiers du club lors de l?assemblée générale cette semaine. Ce sont des résultats qui parlent d'eux-mêmes. Il y a encore du travail à faire au niveau des courses et je crois que l?équipe est déterminée à poursuivre le travail commencé il y a quelques années. Après tout, on ne change jamais une équipe qui fournit des résultats aussi probants !
Eric Marot : Je dois avant tout vous dire que c?est la deuxième fois que je postule pour le poste de commissaire administratif. La première fois remonte à environ quatre ans. Cette décision m?est venue car je pense pouvoir apporter un plus au travail déjà accompli par l?équipe en place mais aussi quelque chose au niveau de la communication, qui est primordiale. Etant dans le giron depuis vingt-cinq ans, ce serait pour moi un plaisir de contribuer à son avancement, mais aussi de faire partie du groupe travaillant sur le projet Bagatelle.
Henri Leblanc : Tout d?abord, cela fait plus de vingt-deux ans que je suis dans le giron hippique. J?ai été propriétaire pendant plusieurs années et j?ai aussi siégé sur le board de l?AEPS en tant que président. J?ai soumis ma candidature parce que je pense pouvoir aider à l?épanouissement des courses.
Gilbert Merven : C?est dans le but d?apporter ma contribution à l?épanouissement des courses que j?ai fait acte de candidature. Ce serait une énorme satisfaction pour moi si je parviens à aider le club à avoir une meilleure communication avec toutes les parties concernées. Je pense que c?est une des choses que le Club aurait pu améliorer.
Michel Coquet : C?est dans le but d?assurer une gestion saine et transparente au niveau des courses. C?est aussi pour assurer la pérennité des courses à Maurice.
Clifford Maniacara : D?abord je dois reconnaître que le MTC fait du bon travail, mais j?ai l?impression que la relation entre le Club et le gouvernement n?est pas au beau fixe. C?est une des choses à améliorer et je pense pouvoir aider à ce niveau.
● Les courses à Maurice sont-elles entre de bonnes mains?
Paul-France Tennant : Evidemment, nos revenus n?ont cessé d?augmenter à tous les niveaux : bookmakers, Tote, et Tellytrack. Le MTC, au niveau de l?organisation, n?a rien à envier à d?autres pays. Même le président de la Fédération internationale des Autorités Hippiques, Louis Romanet, a félicité le club à l?occasion de la dernière journée internationale. C?était un événement réussi sur tous les plans. Ce n?est pas le fruit du hasard. Je crois que les courses vont dans la bonne direction grâce à la vision de l?équipe en place au MTC.
Eric Marot : Oui. Il est évident que de travailler comme commissaire de courses, commissaire administratif ou même secrétaire, relève d?une très grande responsabilité qui demande beaucoup d?assiduité.
Henri Leblanc : Les courses à Maurice sont entre les mains du MTC et du Horse Racing Board. En ce qu?il s?agit de l?organisation, je dirai oui. Mais il reste toutefois, des choses à améliorer. Il faut y travailler davantage. Je pense que du sang nouveau au sein du MTC ne serait que plus bénéfique.
Gilbert Merven : Oui, le MTC nous a gratifié de très belles choses aux courses et on n?a rien à envier aux autres pays. Si on prend pour exemple la journée internationale, c?est un ?achievement? pour un pays comme Maurice. Le MTC a fait du bon travail, mais avec de nouvelles idées, je pense sincèrement qu?on peut professionnaliser la chose hippique un peu plus.
Michel Coquet : Oui. Outre les commissaires des courses et les commissaires administratifs qui gèrent très bien les courses, on a aussi un Horse Racing Board.
Clifford Maniacara : Oui, mais là encore, il faut reconnaître qu?il y a des choses qu?on peut améliorer. Par exemple, les stakesmoney doivent être revus à la hausse car la situation est très difficile pour les propriétaires et entraîneurs. Il ne faut, donc, pas se voiler la face. Il y a du travail à faire.
● Faut-il, oui ou non, un deuxième Tote à Maurice?
Paul-France Tennant : Beaucoup a été dit à ce sujet. Vous connaissez la position du MTC. Nous avons étudié la question. On a pris contact avec la Fédération internationale des Autorités Hippiques et il nous a été dit qu'un deuxième tote serait néfaste pour l'industrie hippique mauricienne. Dans aucun pays au monde il existe deux compagnies de Tote sur un seul hippodrome.
Eric Marot : Excusez-moi, je ne souhaiterais pas répondre à cette question.
Henri Leblanc : Je ne peux me prononcer sur la question. C?est une chose qui mérite réflexion.
Gilbert Merven : N?ayant pas toutes les données en main, c?est pour l?instant difficile pour moi de vous répondre.
Michel Coquet : Je préfère ne pas répondre à cette question pour le moment. On en reparlera peut-être après.
Clifford Maniacara : Pourquoi pas ? Mais il faut d?abord étudier les conditions liant le MTC à l?ASL. Pourquoi ne pas réunir autour d?une même table toutes les parties concernées ? C?est à travers le dialogue qu?on mettra fin à ce conflit.
● Si vous étiez élu, quelle serait votre priorité des priorités?
Paul-France Tennant : Je crois que la priorité du MTC demeure toujours la construction d?un nouvel hippodrome à Bagatelle. Le site a déjà été choisi, mais il y a encore beaucoup de choses à étudier. Il y a d?abord le coût. On prendra donc le temps qu?il faut, mais c?est aussi vrai que le Champ-de-Mars a fait son temps.
Eric Marot : Sans aucune hésitation, je dirai le projet Bagatelle. Bien que le Champ-de-Mars soit un lieu extraordinaire, je suis d?avis qu?on doit bouger vers un autre hippodrome. Ce serait un plus pour les courses à Maurice. Le nombre de chevaux ou même de propriétaires ou membres augmente et il faut bouger vers un hippodrome moderne. Aussi, en été, les chevaux souffrent beaucoup de la chaleur à Port-Louis. Bouger à Bagatelle avantagera les chevaux, les propriétaires, le public, bref les courses dans son ensemble. Il ne faut pas non plus oublier que Maurice connaît de gros développements et il est important que le domaine hippique ne rate pas le train du développement. Je profite aussi de l?occasion pour souhaiter bonne chance aux cinq autres candidats et que les élections se déroulent dans la transparence.
Henri Leblanc : C?est avant tout la continuité dans la promotion des courses. Il faut améliorer davantage la communication entre propriétaires, entraîneurs et membres.
Gilbert Merven : Essayer de ramener les différents clans dans un seul Club...
Michel Coquet : Assurer la pérennité des courses.
Clifford Maniacara : Je vous l?ai dit plus haut : ma priorité sera d?améliorer les relations entre le MTC et le gouvernement. Il faut aussi que plus d?argent revienne dans le circuit pour le progrès des courses.
QUI A LA PRESIDENCE ?
La grande course pour les deux places vacantes de commissaires administratifs de cet après-midi sera suivie d?une autre. Celle qui mènera vers la présidence. La succession de Paul-France Tennant reste ouverte, même si le nom de Jeenarain Soobagrah est cité avec persistance dans les coulisses.
Jeenarain Soobagrah a été un fidèle lieutenant de Jean-Michel Giraud et de Paul-France Tennant ces dernières années.
LES CANDIDATS
Paul-France Tennant
Paul-France Tennant, le président sortant, en est à sa troisième candidature au poste de commissaire administratif. Agé de 60 ans et à la retraite, Paul-France pense pouvoir accorder tout son temps à l?avancement des courses à Maurice.
Eric Marot
Eric Marot en est à sa deuxième tentative pour le poste de commissaire administratif. Professeur de tennis, Eric Marot est associé aux courses depuis plus de vingt ans et il est propriétaire chez l?écurie Rousset.
Henri Leblanc
Henri Leblanc en est lui aussi à sa deuxième candidature après celle de 2005. Candidat battu l?année dernière, cet homme de 44 ans est un ancien propriétaire de chevaux qui a déjà dirigé le board de l?AEPS, dont il fut un des fondateurs.
Michel Coquet
Ancien propriétaire au sein de la défunte écurie Bruno Cayeux, Michel Coquet siège sur le board des commissaires de courses depuis quelque temps. Agé de 57 ans, ce directeur de compagnie brigue pour la première fois un mandat pour le poste de commissaire administratif.
Clifford Maniacara
Elu membre du MTC l?an dernier, Clifford Maniacara se porte candidat pour la première fois à ces élections. Passionné de courses depuis plus de vingt ans, il a aussi été Tote commissioner de 1995 à 2001. Son principal objectif est de rétablir les liens entre le MTC et le gouvernement.
Gilbert Merven
Gilbert Merven est à la tête d?une société d?écotourisme et consultant en environnement. Frère de Patrick Merven, ancien entraîneur de l?écurie Merven, Gilbert est en contact avec le circuit hippique depuis de nombreuses années. Il est à son premier essai à cette grande course.
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