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Chikungunya : léger déclin dans le Sud
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Chikungunya : léger déclin dans le Sud
Un point positif : le chikungunya est en léger déclin dans le sud. Ce constat se fonde sur le nombre de personnes admises et soignées dans les centres de santé et hôpitaux de la région. Les autorités accentuent la campagne d?information sur le virus et de démoustication.
Les régions Ouest, Est et Moka ont aussi été épargnées sauf Mare-La- Chaux, confie un haut responsable du ministère de la Santé qui possédait les derniers relevés sur ce virus hier après-midi. Il précise toutefois qu?au Nord, notamment Triolet et Grand-Gaube, une poussée du virus a été notée. La cause : de nombreux terrains en friche transformés en marécages après les pluies et les terrains transformés en dépotoirs de manière illégale.
Le virus s?est manifesté pour la première fois dans le sud du pays non loin des pensions de famille fréquentées par des touristes réunionnais. Toutefois, il n?a pas touché de plein fouet les principales villes, notamment Port-Louis qui avait été très affecté par ce virus en 2005 dont les premiers cas avaient été découverts sur des Comoriens. Seulement 21 cas ont été enregistrés cette année dans la capitale contre plus d?un millier en 2005.
Les derniers chiffres font état de 1 700 cas suspectés de chikungunya depuis le début de cette année. De nombreuses personnes présentaient des symptômes du chikungunya (forte poussée de fièvre, démangeaisons cutanées et douleurs aux joints) et qui pensaient avoir contracté la maladie. Des analyses sanguines ont cependant confirmé qu?il y a plus de 900 cas à hier. ?Seulement ces 900 cas sont des cas avérés. Une délégation de l?Organisation mondiale de la santé arrive mardi pour voir comment le travail est fait sur le terrain. Elle va aussi vérifier les chiffres?, a souligné un responsable du ministère de la Santé. Ce dernier a tenu à faire ressortir que la vente de médicaments à base de paracétamol pour atténuer les effets du virus et celle des produits antimoustiques n?a pas doublé ces derniers mois.
Selon une projection du ministère de la Santé, 3 000 cas et même moins pourraient être notés au mois d?avril. Il estime que grâce aux mesures prises cette année ? achat de pulvérisateurs et campagne soutenue sur le terrain avec l?appui de la Special Mobile Force et du secteur privé ? Maurice ne devrait pas connaître d?épidémie comme c?est le cas à l?île de la Réunion. Les autorités précisent que l?île s?ur est beaucoup plus boisée que Maurice alors que le flux important de Comoriens a énormément contribué à la prolifération du virus.
La dernière réunion multisectorielle et interministérielle, présidée par Rashid Beebeejaun, vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques, hier a également permis d?arrêter une série de mesures dans le cadre du virus. Ainsi toutes les informations relatives à ce virus seront communiquées aux ambassades étrangères basées à Maurice et aux consulats. Il a été également décidé que le secteur privé, dont l?industrie sucrière et le secteur hôtelier, va déployer ses employés pour le nettoyage des champs et la cour des établissements à travers l?île.
Le ministre de l?Education, Dharam Gokhool, a aussi déclaré que son ministère participe activement à cette campagne de démoustication dans les écoles et collèges. Il a expliqué que des pulvérisateurs ont été achetés et seront utilisés pour mener à bien cette campagne.
Mais cela n?a pas empêché les spéculations et les critiques sur des sites Internet. Ces sites sont fréquemment visités par des touristes et les commentaires qui y sont diffusés risqueraient de nuire à l?image du pays notamment à l?île s?ur. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a ainsi dénoncé les ?propagandes? de la presse étrangère sur ce virus hier lors d?une cérémonie marquant le 70e anniversaire du PTr (voir ci-contre). De son côté Pravind Jugnauth, leader MSM, s?est montré critique à l?égard du gouvernement notamment face aux initiatives du ministère de la Santé en cette période de la Maha Shivaratree. Ses questions : ?Eski nou pe pran ase prekosion ? Eski ban medical post ki lor larout ekipe ar bann dokter pou swagn bann evantiel malad ?? Il a aussi critiqué le Premier ministre qui, dit-il, ?pe reagir en retar et pa pe zoin so comite corectemen?. Le Premier ministre doit, dit-il, ?rassurer davantage la population et les autorités doivent mieux informer?.
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