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Des ex-fiancés s?accusent mutuellement de harcèlement en cour
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Des ex-fiancés s?accusent mutuellement de harcèlement en cour
Ils se sont fiancés et? ils ont cessé de s?aimer. Pavina et Gowrisunkursing n?ont pu, à partir de ce jour, cesser de se bagarrer. Ce qui, explique ce dernier, a motivé sa décision de rompre. Mais la jeune femme aurait très mal pris la chose et aurait commencé à le harceler. Pavina donne, elle, une autre version. Son fiancé, dit-elle, l?a violée et c?est lui qui la harcelait. Elle s?en est remise à la justice. Mais le magistrat Benjamin Marie Joseph a rejeté sa plainte.
Pavina fait la connaissance de Gowrisunkursing en octobre 2000. Ils se fiancent en présence de leurs parents et amis le 14 avril 2002 et prévoient de se marier l?année suivante. Mais leurs relations se détériorent le mois-même des fiançailles. Pavina accuse son fiancé de la harceler émotionnellement et de la contraindre à avoir des relations sexuelles avec lui régulièrement.
Menaces et promesse de mariage
Gowrisunkursing ne met plus les pieds chez elle à partir de juillet 2002. Ce qui lui vaut les foudres des parents de sa dulcinée. Ces derniers l?auraient menacé et c?est ainsi qu?il aurait finalement accepté de se marier civilement en septembre de la même année. Toutefois, il ne tient pas parole et rompt les fiançailles.
Ce qui, dit-il, n?empêche pas Pavina de lui téléphoner. Cela, même lorsqu?il lui annonce qu?il a une autre fiancée. A la suite d?un des autres coups de fil qu?elle lui donne, il finit par accepter de la rencontrer, le 19 octobre 2002. Ils se rendent dans un hôtel.
C?est là, affirme Pavina, que Gowrisunkursing a abusé d?elle sexuellement. Il lui aurait alors dit ne pas être intéressé à l?épouser et l?aurait agressée et contrainte à descendre de sa voiture. A la suite de cet incident, elle porte plainte contre lui et poursuit sa démarche malgré ses suppliques. Elle s?en remet ainsi à la justice et lui réclame des dommages moraux de Rs 500 000.
En cour, Gowrisunkursing reconnaît avoir eu des relations sexuelles avec Pavina avec son consentement avant les fiançailles. Il dit avoir rompu en raison de plusieurs disputes et de l?interférence constante des parents de sa fiancée. Revenant sur l?épisode du 19 octobre 2002, le défendeur explique que Pavina lui a dit, ce jour-là, qu?elle avait délaissé le toit parental et qu?elle voulait rester avec lui.
Il soutient l?avoir ramenée chez elle mais qu?elle a refusé de descendre de voiture. Elle aurait alors tenté de prendre son portable pour le jeter sur l?asphalte. Et dans la lutte, Pavina aurait malencontreusement reçu un coup au nez. La jeune femme refusant toujours de sortir du véhicule, il affirme s?être dirigé vers le poste de police de Beau-Bassin. Il demande que la réclamation soit rejetée par la cour étant donné que c?est elle qui l?a harcelé.
Pas le seul à blâmer
Après avoir examiné le dossier, le magistrat Benjamin Marie Joseph trouve que les deux versions sont plausibles. Il considère toutefois que l?ex-fiancé ne peut être le seul à blâmer dans cette affaire s?il n?a pas épousé civilement Pavina. Il estime, ainsi, que Pavina n?a pu établir que Gowrisunkursing a délibérément et sans justification décidé de ne pas tenir sa promesse de l?épouser.
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