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Aristide annonce son retour en Haïti

23 février 2006, 00:00

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Le président haïtien déchu Jean-Bertrand Aristide, en exil depuis presque deux ans, a affirmé, mardi, qu?il rentrerait dans son pays ?dès que possible?, sans toutefois fixer de date. ?Je suis persuadé que je serai de retour dès que possible, et je continuerai à m?investir dans l?éducation?, a-t-il déclaré dans un entretien à la radio publique sud-africaine SABC. ?Je n?ai pas de date précise?, a-t-il ajouté, sans en dire plus sur le rôle exact qu?il entend jouer en Haïti, où René Préval, qui fut l?un de ses proches, a remporté l?élection présidentielle du 7 février.

Elu président en 1990 en tant que ?prêtre des bidonvilles?, Jean-Bertrand Aristide était revenu au pouvoir dix ans plus tard, lors d?un scrutin marqué par le boycott de l?opposition et une faible participation. Il avait été contraint à la démission et au départ le 29 février 2004, plusieurs puissances internationales renonçant à le soutenir face à l?insurrection armée. Agé de 52 ans, il vit depuis un an et demi en Afrique du Sud, où le président Thabo Mbeki l?a installé, avec son épouse et ses deux filles, dans une maison de Pretoria.

?Comme l?a dit le président Mbeki l?autre jour, ce retour doit résulter d?un dialogue entre le président Préval, moi-même, les Nations unies et d?autres pays, car ils unissent tous leurs efforts pour maintenir la paix dans le pays?, a expliqué Jean-Bertrand Aristide, qui s?exprimait pour la première fois depuis les élections haïtiennes. Dimanche, le président sud-africain avait déclaré : ?Je pourrais imaginer d?après tout ce que je vois et entends que le président Préval ne s?opposerait pas au retour en Haïti de l?ancien président Aristide.?

René Préval, qui prendra ses fonctions le 29 mars ? 10 jours après les élections parlementaires ? a été le premier ministre de Jean-Bertrand Aristide, et le président d?Haïti de 1996 à 2001, avant de quitter la scène politique. Durant la campagne présidentielle, il a refusé de se présenter sous la bannière du parti d?Aristide, mais a bénéficié de la popularité de celui qui l?appelait son ?jumeau?.

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