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Thierry Breton veut faire cesser la polémique

7 février 2006, 20:00

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Le gouvernement français souhaite-t-il en finir avec la polémique Arcelor ? Le ministre de l?économie français fait désormais preuve d?une réserve qui rompt avec l?émotion exprimée par de nombreuses personnalités politiques françaises et européennes suite à l?annonce de l?OPA hostile lancée par Mittal. S?exprimant sur les ondes de la radio Europe 1, Thierry Breton a voulu, ?ramener tout le monde à la raison?, dans une affaire qui, selon lui, a été inutilement compliquée voire ?caricaturée?.

?Il s?agit ici d?une affaire très simple. On essaye de la compliquer ou de la caricaturer?, a-t-il dit. ?Il s?agit tout simplement d?une entreprise qui est une entreprise européenne, qui a son siège en Hollande et qui est cotée en Hollande, qui s?appelle Mittal Steel, qui fait une OPA sur une autre entreprise européenne, qui elle a son siège à Luxembourg et qui s?appelle Arcelor?, a-t-il ajouté.

Tranchant avec le discours ?protectionniste? de certains responsables politiques français et luxembourgeois (le Luxembourg possède des actions dans Arcelor), le ministre de l?économie a tenu à préciser que ce genre d?OPA fait partie de ?la vie normale des affaires?. ?L?Europe est un continent où ces choses-là se font tous les jours.? Il a affirmé également que la polémique n?avait ?rien à voir avec l?Inde? d?où est originaire Lakshmi Mittal, le PDG de Mittal Steel et magnat de l?acier. ?La nationalité des actionnaires n?a strictement rien à voir dans cette affaire et là aussi, je voudrais rappeler tout le monde à la raison?, a insisté Thierry Breton.

Thierry Breton a rappelé également qu?il entendait veiller à ce que les intérêts de la France, en particulier en matière d?emploi, soient préservés et qu?il attendait ?avec impatience de voir le projet industriel? de Mittal Steel. Mais ?ce sont les actionnaires qui vont décider, ce n?est pas les états?, a-t-il ajouté. "Ils agiront en leur âme et conscience. Ils vérifieront si le projet est le projet qui leur correspond. Ce n?est pas moi qui le ferai.?

Il a précisé qu?il n?avait ?pas du tout? demandé à des banques d?aider Arcelor à faire face à l?OPA de Mittal Steel, et affirmé que ce n?était pas à lui de rechercher un éventuel ?chevalier blanc? pour venir au secours d?Arcelor. ?Je suis ministre de l?économie et des finances, ce n?est pas mon rôle. Mon rôle, c?est de veiller à ce que les procédures se déroulent correctement et que, in fine, cela se fasse dans l?intérêt des actionnaires des parties, c?est tout?, a déclaré Thierry Breton.

?La mondialisation, c?est normal, la mondialisation, c?est la vie et la France est parfaitement à l?aise dans le cadre de la mondialisation. Par contre, tout le monde doit respecter la grammaire du monde des affaires?, a-t-il conclu.

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