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Le chikungunya sous contrôle

5 février 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Maurice est préparée pour venir à bout du chikungunya. Alors qu?il prend une ampleur inquiétante à la Réunion, avec 50 000 cas répertoriés et un premier décès ? un enfant de 10 ans ? lié à la maladie, seulement 15 cas ont été confirmés chez nous depuis le début de l?année.

« Entre janvier et juin 2005, 3 500 cas sont soupçonnés d?être liés au virus. Depuis juillet et décembre 2005, aucun cas n?a été signalé. Avec les 15 cas à traiter depuis janvier, il est clair qu?on ne fait pas face à une épidémie », confie le ministre de la Santé Satish Faugoo.

Mais ce n?est pas une raison pour baisser les bras. Toute une batterie de mesures a été enclenchée pour qu?on ne soit pas confronté à la situation qui prévaut à l?île s?ur.

Des contrôles stricts des passagers provenant des zones à risque comme la Réunion et les Comores, sont exercés tant à l?aéroport qu?au port. Dans les minutes qui suivent, les informations sur un passager sont transmises au bureau sanitaire se trouvant dans la région où il réside et des officiers partent vérifier si quelqu?un de son entourage est malade.

Une circulaire a été émise aux hôtels, cliniques et médecins privés leur recommandant d?alerter la Santé de tout cas suspect. Des consignes ont même été données à Air Mauritius et à la compagnie maritime nationale de ne pas embarquer des passagers présentant des symptômes du chikungunya.

Si la maladie se propage, les conséquences seront néfastes pour le pays. Surtout pour le tourisme. Depuis janvier, rapporte le quotidien français Libération, 1 500 séjours, à la Réunion, représentant 10 000 nuitées, ont été annulés.

Les ministères des Collectivités locales, de l?Environnement, de la Santé, du Tourisme se sont réunis pour suivre l?évolution de la situation et pour coordonner les épandages dans les régions où la maladie à été rapportée. À Mahébourg et à Poste-Lafayette, par exemple.

Des sprayers additionnels ont été acquis par la Santé et un appareil spécial a aussi été loué à une firme privée pour mener à bien cet exercice.

La sensibilisation est de mise et Satish Faugoo invite le public à enlever toute eau stagnante autour de leur domicile. Le virus est transmis le jour par le moustique Aedes Albopictus. L?incubation prend cinq à dix jours ; de fortes fièvres et des courbatures peuvent être ressenties pendant deux ou trois mois. Les séquelles, telles que des douleurs articulaires et musculaires, peuvent durer au-delà d?une année.

Vel MOONIEN et N. A.

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