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Directeur de l?Ecole hôtelière et consultant auprès de l?UE
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Directeur de l?Ecole hôtelière et consultant auprès de l?UE
● En tant que consultant auprès de l?Union européenne vous mettez en place la première Ecole hôtelière du Vanuatu. Parlez-nous de cette expérience.
Le projet est complété à 30%. Le Vanuatu est un pays qui a un gros potentiel et des produits touristiques diversifiés, avec 84 îles qui ont chacune leur spécificité. L?île de Tana abrite un volcan unique au monde, l?île de Santo possède une épave intacte dans son lagon, l?île de la Pentecôte a des banians d?où on se jette dans le vide, accroché à des lianes.
Au Vanuatu, le secteur informel y est mieux structuré qu?à Maurice et il y a quelques 5-étoiles comparables aux nôtres. La population parle français ou anglais, d?où l?intérêt d?avoir l?expertise d?un Mauricien.
Le projet d?Ecole hôtelière est dirigé par un Trinidadien. L?école sera livrée en septembre 2006 et la première rentrée est pour février 2007. 70 élèves ont déjà commencé leurs cours sur le campus universitaire local. Pour cette école, je ne veux pas qu?il y ait les mêmes erreurs commises à l?Ecole hôtelière de Maurice.
● De quoi parlez-vous ?
On n?a pas fait provision pour une extension de l?Ecole hôtelière d?Ebène. Je ne suis pas en mesure de dire quelle sera son expansion. Or, en tant que directeur, je souhaiterais être consulté?
Cela étant, le manifeste électoral de l?Alliance sociale propose l?introduction d?institutions de formation et d?éducation tertiaire (Ifet), à Maurice. J?estime que l?école hôtelière a tous les ingrédients voulus pour devenir la première Ifet de Maurice. En étant une Ifet, le pays sera en mesure de proposer des licences en gestion touristique et hôtelière alors que pour l?instant, l?IVTB Act ne le permet pas.
● Avec les ambitions affichées pour le tourisme, les besoins en formation sont énormes. Comment les satisfaire ?
Il faudrait former quelque 1 500 personnes par an et l?Ecole hôtelière est loin de ce chiffre. L?Etat doit la soutenir pour qu?elle puisse répondre aux demandes en ressources humaines. Tous les hôtels sont demandeurs même s?ils ont leurs propres académies. Celles-ci commencent leur travail là où le nôtre s?arrête. Les académies hôtelières font de la formation en fonction des spécificités de leurs groupes alors que nous, nous sommes foncièrement généralistes.
<I>Propos recueillis par</I> Thierry CHATEAU
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