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Le calvaire d?Ooma

21 janvier 2006, 20:00

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Une journée en enfer. C?est ainsi qu?on pourrait résumer la mésaventure de cette habitante de Triolet, qui ne souhai-te pas révéler son identité et que nous prénommerons Ooma. Elle affirme en avoir vu de toutes les couleurs le 6 décembre dernier.

À 45 ans, elle vit un cauchemar permanent en raison des nombreux problèmes de santé qui lui minent l?existence depuis son adolescence. La liste de ses maux est longue : varices, maladies cardiaques et gynécologiques, cancer? Elle a subi plusieurs interventions chirurgicales dans le passé et est suivie par divers spécialistes à l?hôpital du Nord.

Le second examen est pire

Le 6 décembre, elle se réveille avec d?atroces douleurs au bas ventre. Elle se rend à l?hôpital dans l?espoir d?obtenir un rendez-vous avec un gynécologue. À 13 heures, elle est dirigée vers le cabinet de consultation d?un médecin généraliste pour un premier examen avant d?être référée à un spécialiste.

Selon elle, le médecin censé l?ausculter n?aurait pas porté attention aux informations que lui auraient procurées deux de ses collègues. Ignorant donc ses antécédents médicaux, le docteur lui demande de s?allonger sur la table de consultation pour l?ausculter.

« Le médecin a enfilé des gants puis s?est mis à examiner mon sexe sans avoir appliqué au préalable le gel habituel. J?ai ressenti une douleur terrible », relate-t-elle dans son récit fait à la police.

Le second examen est encore pire. « C?était si brutal que j?ai commencé à saigner et à uriner sur place. » Un des collègues du médecin qui feuilletait le dossier de la patiente s?aperçoit alors qu?elle souffre de problèmes cardiaques. Ce qui met fin à son calvaire.

On lui demande alors de se rhabiller et de prendre rendez-vous avec un gynécologue. « Après, je suis rentrée chez moi sans qu?aucun médicament ne me soit prescrit. Le même jour j?ai dû aller à la pharmacie à cinq reprises pour me procurer des antidouleurs. »

Estimant avoir été brutalisée et malmenée, la quadragénaire a porté plainte au ministère de la Santé, à l?Ordre des médecins et à la Commission des droits de l?homme. Le cas assez exceptionnel de cette patiente est connu des services de santé de l?hôpital du Nord. Selon certains, les saignements sont probablement les effets indésirables d?une thérapie subie dans le passé.

Le ministère de la Santé réfute les allégations de la patiente. « Une enquête a été entamée dès que la plainte nous est parvenue. Il s?avère que la patiente a été prise en charge correctement. D?ailleurs, elle a été auscultée une seconde fois par un spécialiste qui n?a rien décelé d?anormal », indique le service de presse du ministère de la Santé.

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