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1,6 milliard d?euros contre la grippe aviaire

21 janvier 2006, 20:00

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Le 18 janvier, quelques heures avant la clôture de la conférence internationale de Pékin sur la grippe aviaire, les participants ne cachaient pas leur satisfaction. « Tout indique que les objectifs fixés avant cette rencontre seront atteints et sans doute même dépassés, explique Bernard Vallat, directeur général de l?Organisation mondiale de la santé animale (OIE). La somme des premières annonces faites par la Banque mondiale et les 130 pays qui participent à cette conférence approche les 1,9 milliard de dollars (1,6 milliard d?euros). On peut donc parler d?un franc succès, même si l?on observe, à la marge, de petites tricheries, certains pays incluant dans leur annonce des sommes qu?ils auraient de toute manière versées. »

Cette mobilisation intervient alors qu?en Turquie et en Indonésie on redoute que le virus H5N1 ne soit en train d?acquérir une plus grande virulence. « Il n?y a pas de temps à perdre », a rappelé le secrétaire général de l?Onu, Kofi Annan, dans un message transmis par vidéo aux participants.

Ce message a semble-t-il été entendu. Ainsi, les États-Unis ont proposé de débloquer 334 millions de dollars, le Japon 135 millions, la Commission européenne 100 millions et l?Australie 60 millions. Au sein de l?Union, la France s?est engagée pour 41 millions de dollars, le Royaume-Uni 35 millions, l?Allemagne 28 millions et les Pays-Bas 13,5 millions. La Russie, quant à elle, serait prête à investir 47 millions de dollars. À ces dons s?ajoute aussi l?ouverture par la Banque mondiale d?une ligne de crédit de 500 millions de dollars destinée aux pays les plus en difficulté.

Les besoins et les risques potentiels sont tels qu?on ne peut se permettre de tergiverser ou de chercher à faire des économies. Il s?agit d?abord d?améliorer la densité et la qualité des services vétérinaires pour traquer le virus à sa source.

Il s?agit aussi, en cas d?urgence, de mettre en place l?abattage systématique des oiseaux lorsqu?un foyer infectieux est détecté et d?offrir en retour des compensations financières aux éleveurs de volailles. Il importe enfin de renforcer les systèmes de dépistage, les capacités de diagnostic et les plans de riposte rapide en cas de contamination humaine. Toutefois, les engagements financiers annoncés lors de la conférence de Pékin ne portent ni sur la constitution de stocks nationaux d?antiviraux, ni sur le développement de futurs vaccins.

■ @ 2 006 Le Monde ? Jean-Yves Nau ? Distribué par The New York Times Syndicate

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