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CCCOI – l’ASPTT Un titre à défendre
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CCCOI – l’ASPTT Un titre à défendre
En 2004, aux Seychelles, c’était le talk of the town. Deux Françaises à l’ASPTT, la nouvelle avait fait jaser et suscité aussi un peu la peur, même si les adversaires ne l’avoueront pas.
D’ailleurs, les choses sont allées très vite. Les championnes de la Réunion ont vite fait de montrer leurs crocs. Pour leur entrée en matière, les postières s’étaient offert, ni plus ni moins, les quadruples vainqueurs de la CCCOI, Anse Royale, en quatre sets (25-20, 25-20, 22-25, 25-20). Stef Auto et notre champion, l’Union de Curepipe, ont subi, par la suite, la foudre dionysienne avant qu’Azur SC en demi-finale ne tombe à son tour.
De revanche, il n’y en a pas eu en finale pour Anse-Royale. Anne-Laure Fontenay et ses coéquipières prendront trois sets pour devenir la première équipe réunionnaise à monter sur le toit de l’océan Indien.
Janvier 2006, il y a un titre à défendre. Stéphane Mouezy et ses filles reviennent tout juste d’un stage qui a débuté le 5 janvier. “On s’est entraîné tous les jours et on a joué trois matches par semaine. Aujourd’hui (NdlR : hier), la fatigue a commencé à se faire sentir. C’est un peu normal. Elles auront les trois jours qui restent pour récupérer avant d’entrer dans la compétition lundi”, explique le technicien.
L’ASPTT a été classée dans la poule A comme tête de série en compagnie de Cascade (Sey), AFA (Mad) et les Vallijee Citizens de Maurice face à qui elle débutera la compétition ce lundi. “Il faudra rentrer fort dans la compétition. Il faudra gagner tous les matches et terminer en tête de la poule afin d’éviter Anse Royale en demi-finale”, juge-t-il. Et d’ajouter “les Vallijee Citizens ont recruté trois ex éléments de l’Union de Curepipe (Mungur, Petit et Tiana). Si ces filles se sont adaptées au groupe, je pense que les Vallijee Citizens SC, qui sont entraînés par mon ami Reza (Itoola) doivent être pris au sérieux dans leur groupe. Il y a AFA de Madagascar qu’on ne connaît cependant pas trop. Quant à Cascade, ils sont très techniques et attaquent de partout. C’est une poule difficile”.
Plus coriace qu’en 2004 </B>
Ce qui ne change pas grand-chose pour l’ASPTT. Car en 2004, les postières s’étaient retrouvées dans le même groupe que l’Union de Curepipe et Anse-Royale. “Je préfère jouer dans ce genre de groupe. Si on passe ce cap, la demi-finale ne peut qu’être plus facile que les matches du premier tour”, explique Stéphane Mouezy.
Depuis le sacre de l’ASPTT en décembre 2004, le groupe a accueilli trois nouvelles recrues. Samantha Cuvelier, la libéro de la sélection réunionnaise, assume désormais le rôle de réceptionneuse-attaquante chez l’ASPTT. Une centrale, Faiza Merzouga (1m85) et une pointue, Sara Munari (1m82), se sont vite adaptées à l’équipe. “Désormais, j’ai un banc plus complet contrairement à 2004. Je n’ai toujours pas en tête mon six de départs”, avoue-t-il. Certaines des titulaires de la saison 2004 sont aujourd’hui sur le banc de touche. Comme quoi, l’ASPTT a tout l’air d’être plus coriace qu’en 2004.
Avec un titre à défendre, l’ASPTT sera la cible de tous. Nantie de joueuses qui ont de l’expérience et du volley dans les jambes, cette équipe est bien partie pour être la première équipe de la Réunion à gagner pour la deuxième fois la CCCOI. À moins que…
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