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Happy birthday CNFA !

28 décembre 2005, 20:00

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Voilà douze années déjà, le 29 décembre 1993, l’athlétisme mauricien se lançait dans une nouvelle aventure grâce au rêve et à l’obstination d’un homme, Jacques Dudal, alors Directeur technique national.

En effet, ce jour-là, le premier Centre national de Formation en Athlétisme (CNFA) voyait le jour. Un tout nouveau concept, inspiré de la structure de formation existant dans le football mauricien. Une véritable révolution pour l’athlétisme local, plus habitué à voir les athlètes confirmés obtenir des bourses pour peaufiner leurs talents à l’étranger.

Pour la première fois, l’Association mauricienne d’Athlétisme amateur (AMAA) allait mettre en place sa propre structure destinée à détecter et former les talents de demain.

Ainsi, le 29 décembre 1993, dans la cour du stade de Réduit, environ soixante-dix athlètes sont réunis pour le lancement du Centre national de formation en Athlétisme (CNFA) en présence du Premier ministre de l’époque, Sir Anerood Jugnauth, du ministre de la Jeunesse et des Sports, Michael Glover, et, surtout du Président de la fédération internationale d’Athlétisme, feu Primo Nebiolo.

Sous la direction du DTN, Jacques Dudal et de Bala Lutchmiah, président du CNFA, on retrouve un groupe d’entraîneurs motivés et surtout conscients de la responsabilité qui les attend. Ils sont : Thiar Poonamballum, Georges Vieillesse, Hervé Seerungen, Armoogum Virasamy, Percy Labonne, Jacques Lebon, Margaret Félicité et Joël Sévère.

Chaque jour, dans l’enceinte du stade de Réduit, toute cette famille du CNFA bosse à perdre haleine pour réussir ce pari. Outre le désir de produire des athlètes de demain, il existe, surtout, une vraie famille de l’athlétisme. Une famille où règnent la solidarité, le sens d’appartenance et celui du devoir.

Et un an et demi plus tard, en 1995, arrive le premier grand test du CNFA : Les Jeux de la Commission Jeunesse et Sports de l’océan Indien (CJSOI). Pendant ce temps, de nouvelles têtes ont rejoint la grande famille du CNFA, tant du côté des coaches que celui des athlètes.

L’athlétisme mauricien était fier de ce Centre de formation, les résultats des compétitions locales le prouvaient, le CNFA remplissait sa mission à cent pourcent. Et lors des briefings précédant la grande échéance qu’étaient les Jeux de la CJSOI, le message est clair : c’est la meilleure équipe cadette qu’ait jamais eue l’athlétisme mauricien à cette époque et l’objectif était la victoire écrasante.

<B>De records en records…</B>

Une lourde responsabilité reposait, ainsi, sur les épaules de cette équipe de cadets, qui devait faire aussi fort que les minimes qui remportaient les joutes Maurice-Réunion avec une centaine de points d’avance.

Mais l’équipe nationale des cadets n’avait pas à avoir peur, car, dans ses rangs, se trouvaient de purs produits du CNFA, nés là-bas et façonnés là-bas. Parmi ces athlètes on retrouve des perles telles que Delphine Carmagnole, Vanessa Joyeuses, Jennifer Fok, Gaëlle Bancilhon, Stéphanie Domaingue, Pascaline Hypolite, Jennifer Koomanikooa, Fabiola Edouard, Vanessa Marimootoopillay, Sandrine Thomas, Martine Désiré, Corinne Emammally, Natacha Rémy, Chitra Mooloo, Virginie Koomanikooa, Catherine St Flour, Didier Cousine, Nicolas Pilot, Vincent Cotte, Fernando Augustin, Ravi Ragoonath, Goolshan Ramduth, Franklin Babet, Westley Rousseau, Dhruvanand Gopee, Gaël Aliphon, Julian Hogan, Kerlsey Augustin, Patrick Albert, Arulen Soobiah, Westley Prosper, Jean-Daniel Narainsamy, David Victoire, Arnaud Casquette et bien d’autres encore. Des athlètes qui avaient pour passe-temps d’affoler les chronos chaque semaine. Du coup, un record national ne tenait pas vraiment longtemps à cette époque...

Au bout du compte, l’équipe d’athlétisme de Maurice réalise un exploit jamais égalé depuis, celui de décrocher 21 des 40 médailles en compétition, démontrant ainsi toute l’efficacité et surtout l’importance d’une telle structure pour l’athlétisme mauricien.

<B>…au changement de cap</B>

Jean Mayer, conseiller technique régional à l’île de la Réunion confie sans complexe, qu’il aurait aimé avoir une telle équipe. Même son de cloche du côté des autres îles, visiblement séduites par cette structure mauricienne, et surtout sa politique orientée vers la jeunesse.

À peine les Jeux de la CJSOI terminés, l’AMAA songe déjà à “l’Air 2001”, un nouveau concept qui avait pour principe de préparer l’équipe qui représenterait l’île Maurice aux Jeux des îles de l’océan Indien, alors prévus pour 2001…

Mais, comme la gestion du sport mauricien allait prendre une autre direction en 1996, le CNFA perdit petit à petit ses perles. Et en 1997 et 1998, ils ne furent que très peu à poursuivre l’athlétisme. Du coup, le CNFA s’éloigna de ses valeurs originales… Aujourd’hui, douze ans après, avec une nouvelle équipe dirigeante, le CNFA veut retrouver ses valeurs qui ont fait son succès à ses débuts. C’est tout le mal que l’on souhaite à cette nouvelle équipe.

Joyeux anniversaire CNFA, joyeux anniversaire à vous les pionniers du CNFA…

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