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La tension monte entre marchands de rue et taximen
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La tension monte entre marchands de rue et taximen
Le nombre sans cesse croissant de marchands itinérants dans la capitale n?est pas sans causer quelques conflits. Cette année encore, des propriétaires de magasin, mais aussi des opérateurs de taxis, n?ont pas manqué de faire part de leur mécontentement à la municipalité de Port-Louis. Les autorités ont laissé entendre que des mesures seront prises dès le mois prochain pour mieux gérer la situation à l?avenir.
Les tensions entre ces marchands et les propriétaires de taxis opérant à la gare Victoria, Port-Louis, s?accentuent de jour en jour. Ces deux groupes ont failli en venir aux mains le 12 décembre. Les forces de l?ordre avaient dû intervenir et empêcher tout dérapage. Depuis, les deux groupes s?observent en chiens de faïence. D?autres incidents, heureusement sans gravité, ont tout de même été recensés la semaine dernière, malgré les patrouilles de police, plus régulières aux abords de la gare.
Les propriétaires de taxis accusent les marchands de s?installer sur l?aire de stationnement réservée à leurs véhicules. ?Zot pa pay okenn tax, zot vinn travay la ilegalman e zot pe empes nu fer nu travay kouma bizin?, lance Sanjay, un des nombreux chauffeurs de taxi mécontents de la situation actuelle. Ces opérateurs illégaux, lance-t-il, en désignant des hommes et des femmes disposant soigneusement des vêtements et autres objets sur des tapis installés sur la voie publique. ?A cause d?eux, les piétons ne peuvent même plus marcher sur le trottoir et doivent circuler sur la route, au risque de se faire percuter par une voiture?, souligne-t-il.
Les principaux concernés nient pour leur part être des ?nuisances?. ?Nu finn vinn la pu gagn enn lavi. Zot pe rod tu exkiz pu lager ar nu?, explique Ruben, marchand de rue depuis maintenant trois ans.
Opérer légalement
Ce dernier reconnaît toutefois qu?il règne un ?chaos? aux abords de la gare Victoria en cette période de l?année. Certains marchands, laisse-t-il entendre, furieux de n?avoir pu se procurer une place à la gare, sont tentés d?empiéter sur la place réservée aux taxis. C?est ce qui aurait déclenché les hostilités.
Devant les multiples problèmes que génère la concentration de marchands de rue dans la capitale, la municipalité a décidé de prendre des mesures concrètes. Dès janvier, un recensement sera effectué pour en déterminer le nombre exact avant de régulariser leur situation. Ces marchands se verront éventuellement allouer des emplacements où ils pourront opérer en toute légalité. Les autorités prévoient également de recouvrir le Ruisseau du Pouce, de la Chaussée à la rue Labourdonnais. Le but est d?en faire un parcours ?commercial, artistique et touristique.?
Les bons élèves de cette année semblent être les marchands de rue de Rose-Hill. Contrairement aux années précédentes, ils ne font pas parler d?eux. Et pour cause : la municipalité de Beau-Bassin - Rose-Hill leur a alloué des emplacements spécifiques pour leur permettre d?opérer sans perturber la voie publique.?Gouverner c?est prévoir. La situation à Rose-Hill a été gérable grâce au travail de relationship que nous avons fait sur le terrain?, explique Paul Lemière, conseiller à cette municipalité. Quelque 147 marchands de rue ont été placés au Da Patten Fair pour opérer à leur guise durant la période de fin d?année. ?Nu finn vinn la pou trass enn lavi. Li dan nu lintere pa rod okenn lamerdman avek minisipalite?, ex-plique Harry, venu s?installer à proximité du stade de Rose-Hill.
Les autorités municipales semblent en tout cas déterminées à résoudre le problème que constitue la concentration des marchands de rue dans les centres-villes.
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