Publicité
Beachcomber affiche l?optimisme
Un Integrated Hotel Resort à Maurice, un palace au Maroc, perfectionnement des hôtels existants? 2006 s?annonce l?année de gros investissements pour le groupe New Mauritius Hotels (NMH). Le groupe entend ainsi signer un véritable acte de foi à Maurice, à un moment où beaucoup doutent de son avenir. Le mystère est entretenu, pour le moment, autour du nouveau projet intégré d?hôtel. Ce qui est sûr, c?est qu?il n?entraînera pas de vente de villas comme le veut la formule désormais familière des Integrated Resorts Schemes. Beachcomber opterait plutôt pour la location de ces facilités comme c?est déjà le cas à Paradis.
Un véritable village doté de facilités commerciales
« Beachcomber a l?énergie, les ressources financières et le savoir-faire nécessaires pour réaliser ce projet », affirme Herbert Couacaud, Chief Executive de NMH, dans le dernier numéro du journal d?entreprise, Beachnews. Difficile d?en douter, surtout quand on voit l?envergure du projet qu?il s?apprête à démarrer à Marrakech.
Ce projet de planter un Royal Palm sur le sol marocain suit son cours. La convention d?investissement avec les autorités marocaines a été signée le mois dernier. Le plan directeur d?urbanisme sera prêt fin mars 2006. Le chantier devrait être inauguré en novembre avec l?aménagement du parcours de golf. La construction de l?hôtel proprement dit débutera l?année suivante et devrait prendre fin en octobre 2008.
L?ouverture du Royal Palm Marrakech est prévue pour décembre 2008. C?est un complexe de luxe s?étendant sur quelque 400 hectares. C?est un véritable village doté de facilités commerciales, parahôtelières et résidentielles que Beachcomber sortira du désert marocain. Le c?ur du complexe comprendra un hôtel, dix villas grand luxe, deux parcours de golf bordés de 57 villas, des lotissements de terrain résidentiel et un country club. Le domaine sera coupé en deux par un oued, qui est un cours d?eau dans le désert. Ces oasis seront construites avec pour toile de fond les pics enneigés des montagnes de l?Atlas.
Le groupe mènera de front des projets de perfectionnement des facilités existantes. Ainsi, l?hôtel Victoria, à Pointe-aux-Piments, sera fermé pour quatre mois
afin d?être rénové. Les chambres seront entièrement refaites. Les chambres supérieures du Shandrani seront rehaussées tout comme les appartements de famille du Mauricia. Le spa du Royal Palm de Grand-Baie et celui de Ste-Anne, aux Seychelles, seront revalorisés.
L?énergie et les ressources évoquées par Herbert Couacaud sont puisées d?une performance exemplaire du groupe. Cette année encore, NMH se vante de résultats « honorables », soit Rs 970 millions de bénéfices nets. Fin septembre 2005, le chiffre d?affaires du groupe s?élevait à Rs 5,3 milliards, soit une augmentation de plus de 11 % comparé à celui de l?année dernière. Et ce en dépit d?une croissance en dessous des espérances dans les arrivées touristiques et l?indisponibilité de certains établissements durant l?année, fermés pour cause de travaux. Le Canonnier a été l?un de ceux-là. « Les premiers six mois ont été excellents, avec une croissance de 19,5 % dans le chiffre d?affaires. Mais le second semestre a été moins favorable en raison de la capacité réduite et d?un affaiblissement de l?euro », relève Cello Masson, directeur financier du groupe.
Des revenus supérieurs de 5 %
NMH a malgré tout maintenu le cap, comme en témoigne le cours des actions du groupe à la bourse de Port-Louis. Celui-ci a progressé de 44,6 % sur l?année pour s?échanger à Rs 72 l?unité. Près de Rs 646 millions ont été distribuées parmi les actionnaires. Soit 66,5 % de plus que l?année dernière. Les employés étant des partenaires essentiels de toute entreprise, le groupe a distribué Rs 68 millions de participation aux profits.
La sérénité de NMH repose sur la perspective de résultats encore meilleurs pour l?année prochaine. L?année financière 2005-2006 a bien démarré. Le premier trimestre qui se termine dans quelques jours, devrait engranger des revenus supérieurs de 5 % comparé à la même période l?année dernière. Cette tendance devrait se maintenir jusqu?à la fin du premier semestre. NMH avance trois raisons pour expliquer cette optimisme : Pâques sera célébrée en avril plutôt qu?en mars, le solde des emprunts en euros à rembourser sera inférieur et le taux de remplissage des hôtels devrait être encore meilleur.
La moyenne du taux de remplissage des hôtels Beachcomber a été de 66 % contre 64 % l?an dernier. En septembre 2005, la moyenne nationale était de 63 %. Robert de Spéville, directeur commercial du groupe, attribue ce résultat à une stratégie de marketing innovante autour de produits constamment améliorés. Celle-ci consiste en un engagement ferme dans le segment haut de gamme même si, comme le relève Herbert Couacaud, il y a eu un « glissement de la demande vers les produits moins chers ». Le budget de marketing pur du groupe s?est élevé à Rs 250 millions.
Publicité
Publicité
Les plus récents