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Michel reste le bec dans l?eau

24 décembre 2005, 20:00

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À vouloir trop gagner, l?on risque de tout perdre. Les Verts- Fraternels, parti dirigé par Sylvio Michel, sont sans doute en train de l?apprendre à leurs dépens.

En novembre 2004, ce parti avait claqué la porte du gouvernement d?alors à un moment où son leader occupait le fauteuil de ministre de la Pêche et disposait d?un backbencher en la personne de Jean-Claude Armance. Il n?avait pas apprécié le fait que le gouvernement était peu enclin à trancher par rapport à une éventuelle compensation aux descendants d?esclaves et de travailleurs engagés.

Le parti s?est par la suite rapproché de l?Alliance sociale. Il laisse cependant poindre un premier signe d?énervement lors de la distribution de tickets pour les élections générales de juillet dernier.

Les Verts-Faternels font néanmoins contre mauvaise fortune bon c?ur et acceptent d?aligner trois candidats : Sylvio et Eddie Michel, et Jean-Claude Armance. Les trois sont battus.

Déçu du traitement reçu de ses nouveaux alliés, le parti de Sylvio Michel se montre plus exigeant à l?approche des municipales. Une fois de plus, il n?arrive pas à s?entendre avec ses partenaires, fait la fine bouche et choisit de rester à l?écart. Mal lui en prend, puisque l?Alliance sociale fait une razzia dans les cinq villes et le parti se retrouve le bec dans l?eau.

Les Verts-Fraternels se résignent par la suite à accorder un soutien critique à la majorité gouvernementale, tout en conservant l?espoir de voir au moins un de leurs membres nommer à la tête d?une chancellerie.

Lors d?une conférence de presse tenue le 17 novembre, ce parti réclame la mise sur pied d?une commission sur les méfaits de l?esclavage et de l?engagisme. Il annonce également son intention de rester vigilant par rapport au projet touristique au Morne.

Ses revendications restent sans écho. Le parti parle actuellement de l?éventualité d?en appeler à la justice pour forcer la décision.

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