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Maurice met la pression pour sauvegarder les intérêts sucriers
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Maurice met la pression pour sauvegarder les intérêts sucriers
Les négociations à l?Organisation mondiale du commerce sont dans l?étau agricole. Le sucre, le coton et la banane gênent les travaux. A cette conférence ministérielle, à Hongkong, Madan Dulloo, ministre des Affaires étrangères et du Commerce international, a plaidé pour le maintien des marchés préférentiels.
Maurice, a dit le ministre, s?est jointe au groupe de 120 pays constitué pour défendre leurs intérêts. Ce grand bloc, composé du G90 et du G33, plaide pour une décision sur des produits sensibles, tels que le sucre.
Cette journée s?est terminée par des discussions qui aboutiraient à un texte final révisé. Les diplomates se sont répartis en quatre groupes spécifiques : l?agriculture, les services, le développement et l?accès à des marchés non-agricoles.«Les choses se préciseront demain (aujourd?hui). Les Etats-Unis sont en train de négocier pour des avancées ambitieuses dans le secteur des services. Mais le G90, dont Maurice fait partie, demande de procéder avec plus de précaution», affirme-t-on.
Hier, quatrième journée de la conférence, le groupe Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP) - 78 pays -, dont Maurice est un membre influent, a menacé de se retirer du processus des négociations. Le groupe a exprimé «sa grande colère» sur l?absence d?intérêt des Européens et des Américains sur les dossiers du sucre et du coton, face aux attaques persistantes des pays de l?Amérique latine, menés par le Brésil, premier producteur mondial de sucre.
«Il semblerait que ces discussions (...) nous entraînent encore plus dans la pauvreté. Nous n?accepterons aucun accord conclu à nos dépens», a affirmé le ministre de l?Agro-industrie, Arvin Boolell, lors d?une conférence de presse du groupe ACP hier. Et d?ajouter : «S?il n?y a aucune solution sur les préférences, il n?y aura aucun accord à Hongkong.»
Madan Dulloo a lui rappelé l?impact de la libéralisation des marchés agricoles : sans soutien, les ACP seront exposés aux risques d?instabilité sociale, de chômage et de hausse du coût de la vie. Sur le volet sucre, Madan Dulloo a indiqué que les ACP ne pourraient encaisser une nouvelle étape de libéralisation, après la baisse de 36 %. Il a plaidé pour inclure le sucre parmi les produits sensibles.
Bien que la politique agricole reste un écueil, un pas important a été franchi hier, pour que cette conférence ne soit pas un échec. Les ministres sont d?accord sur un package pour 32 pays pauvres, offrant un accès sans barrière tarifaire ni douanière à leurs produits.
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