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La force tranquille de Thabo Mbeki
Jeudi 8 décembre, 19h55, hall d?entrée du Royal Palm : une quinzaine de journalistes et de techniciens attendent l?arrivée de Thabo Mvuyelwa Mbeki. Ce dernier doit rentrer au Royal Palm du Centre de conférences internationales, où il vient de participer à la conférence de presse clôturant la rencontre des bailleurs de fonds pour les Comores. La tension chez ceux présents est palpable.
Soudain, c?est l?effervescence : on voit le successeur de Mandela arriver, entouré d?une douzaine d?armoires à glace. L?homme ralentit et lance un chaleureux « Good evening ! Bonsoir ! », avant de disparaître au fond d?un couloir.
Intervient alors Malerato, Sud-Africaine responsable de la future rencontre « confidentielle » entre le président sud-africain et quelques privilégiés. Privilégiés ? Oui, car ces happy few ont été conviés suite à leur demande faite des jours avant. « But you?ll have only ten minutes to discuss with him », prévient la charmante Malerato.
Charmante ? Oui, mais également ferme et intransigeante. Les représentants de l?AFP et de Reuters, venus en fraudeurs, sont, malgré leurs supplications, interdits de rencontrer Mister President.
Les quatre privilégiés ? de l?express, Le Mauricien, l?express dimanche et de la télévision nationale sud-africaine (SABC)? et leurs photographes, sont alors conduits à la salle où se tiendra la rencontre. Probablement militaire dans une vie antérieure, la charmante Malerato précise les règles de cette rencontre : une question par titre, pas d?interpellation sur l?Afrique du Sud (mince, et la question prévue sur Jacob Zuma ?) ; pas de questions à plusieurs volets?
« You?ll have most 15 minutes, because the President is leaving at 8.30. » C?est vrai, Mbeki est arrivé tôt ce matin et il reprend l?avion ce soir !
Soudain, un garde du corps sud-africain annonce : « The President . » Tout le monde se lève et il apparaît. C?est la simplicité même : « Bonsoir ! » Et fuse la première question. L?homme est tout sourire, calme et il fait montre d?une maîtrise extraordinaire des dossiers, parle sans notes et va droit au but. Après la deuxième question, le lieutenant-colonel Malerato intervient :
« Last question ! Sorry ! It?s for the SABC» Et ma question, alors ? Elle n?en a cure !
« Thank you ! Sorry, but I?ve got to catch my plane ! »
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