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Vers un accord sur Diego Garcia
Maurice espère profiter de sa relation amicale avec la Grande-Bretagne, et notamment son Premier ministre, Tony Blair. Objectif : arriver à un «accord formel» sur la question des Chagos et l?utilisation de Diego Garcia par le gouvernement américain, en particulier.
C?est ce qu?a déclaré Navin Ramgoolam en réponse à une Private Notice question (PNQ) du leader de l?opposition, Paul Bérenger, axée sur la politique et le commerce extérieurs et notamment les tête-à-tête du Premier ministre avec Tony Blair et Jacques Chirac.
Le Premier ministre a également affirmé qu?il essaiera d?organiser une rencontre avec la secrétaire d?Etat américaine, Condoleezza Rice, pour discuter d?un possible arrangement autour des îles de l?archipel.
Ce qui sera nécessaire si Maurice espère ré-actualiser une proposition faite au secrétaire d?Etat britannique aux Affaires étrangères et du Commonwealth, Jack Straw, par Paul Bérenger il y a quelques années. La proposition portait sur le fait que la Grande-Bretagne rendrait à Maurice la souveraineté sur toutes les îles des Chagos, sauf sur Diego Garcia. Le leader de l?opposition a affirmé que Jack Straw serait «positif» envers cette initiative qui a été bloquée par l?Amérique.
«Nous avons évoqué la question des Chagos et j?ai proposé qu?un accord formel soit établi pour l?utilisation continue de Diego Garcia comme base militaire», a révélé le chef du gouvernement avant de rappeler que la visite des Chagossiens dans l?archipel est en finalisation avec les Britanniques. Il a aussi pu obtenir de Tony Blair une concession : un officier du gouvernement fera partie de la visite.
Le Premier ministre a expliqué qu?il a également rencontré le Professor Brown Lee lors de son passage à Londres. Celui-ci est chargé de préparer le dossier de Maurice si jamais le pays décidait d?avoir recours à la Cour internationale de justice.
Lors de la rencontre des chefs d?Etat du Commonwealth à Malte à la fin du mois dernier, la réduction du prix du sucre a également été discutée. Tony Blair s?est dit «très sympathique» à notre cas et a concédé que les compensations de 40 millions d?euros étaient «inadéquates».
Le même sujet a été évoqué avec le président français, Jacques Chirac, lors du récent sommet Afrique-France. Jacques Chirac était «très sensible» à la baisse du prix du sucre et a affirmé que la réforme proposée était une «injustice» que l?Union européenne devra «redresser». Le président français a aussi déclaré qu?une «renégociation» de l?accord de Cotonou était nécessaire pour permettre une plus longue période d?ajustement et des exports préférentiels sans réciprocité.
Paul Bérenger a également cherché à savoir quelle sera la position mauricienne lors de la prochaine rencontre de l?Organisation mondiale du commerce à Hong Kong. Navin Ramgoolam a rappelé que le sommet Afrique-France avait émis un «communiqué de commerce» sur la position à adopter pour les pays africains.
Quant à la possibilité que Maurice soit «frappée une deuxième fois» par les préférences pour pays les moins avancés, Navin Ramgoolam a rétorqué que le gouvernement en était bien conscient. Il a d?ailleurs précisé que l?Inde étudierait «avec sympathie» la position mauricienne.
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