Publicité

Munsoo Kurrimbaccus

7 décembre 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Munsoo Kurrimbaccus

<B>Directeur adjoint du National Youth Task Force (NYTF) de Grand-Port-Savanne</B>

● <B> Quelle est votre opinion sur le déroulement de ces élections villageoises? </B>

Trop politisée. Je suis impressionné par le nombre de personnes qui ont subitement découvert quelles ont une vocation pour s?engager dans le travail social.

C?est un très bon signe pour la démocratie mais j?espère que ceux qui ne vont pas être élus ne vont pas disparaître dans la circulation et qu?ils feront toujours preuve de bonne volonté pour participer activement au développement de leurs villages respectifs.

● <B> Vous habitez le village de Rivière-des-Créoles depuis très longtemps, quelle est votre analyse de ce qui se passe sur le terrain chez vous ? </B>

Je regrette de dire que depuis les dernières élections générales, le langage utilisé par certaines personnes ne fait pas honneur aux habitants, qui ont l?habitude de vivre comme une vraie famille. Ils se sentent trop protégés par je ne sais pas trop qui. Ils n?ont toujours pas compris que les élections villageoises ont une portée beaucoup plus sociale que politique. Je souhaite qu?ils se ressaisissent. Je souhaite qu?ils modifient leur langage pour que nous continuions à vivre dans la paix, la sérénité et l?harmonie.

● <B>Si vous aviez à parler du développement qui s?est opéré dans le Sud, que diriez-vous ? </B>

Il existe des infrastructures sociales tels que les villages halls et les centres communautaires. Il suffit de leur donner une nouvelle orientation, non en plaçant des agents politiques pour les gérer mais des hommes et des femmes capables.

Il n?est plus temps de perpétuer cette mentalité rétrograde qui consiste à trouver des personnes de la même communauté, de la même couleur politique malgré leur incompétence.

● <B>Vous menez également le combat contre le fléau de la drogue. Décrivez-nous la situation dans la région. </B>

C?est très significatif d?apprendre que beaucoup de candidats s?intéressent à ce fléau. Mais il faut que certains comprennent une fois pour toutes que ce combat ?na pas enn badinaz?. Et qu?il faut le prendre très au sérieux. S?ils ont la ferme intention de se joindre à cette lutte, qu?ils le fassent après les élections. Qu?ils prennent l?engagement d?aller jusqu?au bout.

Le nombre des candidats qui s?y intéressent me pousse à dire que la Natresa doit organiser des sessions de formation dans les villages halls à travers l?île pour tous les conseillers qui veulent aider à combattre ce fléau.

Propos recueillis par <B>Jocelyn ROSE</B>

Publicité