Publicité

Melody Nelson

25 novembre 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Transposer sur scène le chef-d??uvre de ce grand de la chanson française, Melody Nelson, un album et une histoire unique en son genre.

Coups de rythme et coups de reins, sept danseurs pour deux personnages, une heure pour un jour. Le jour d?un amour défendu, éphémère et passionné, entraîné dans une chorégraphie aussi brutale que sensuelle pour montrer « ce qui est beau dans l?interdit », comme disait le chorégraphe, Pascal Montrouge, dans une conférence de presse cette semaine.

La danse est intelligente, belle, forte, conceptuelle, comme la musique qui la porte, avec légèreté ou gravité, dans le son comme dans ces silences ou répétitions très bien trouvées. Le public doit aussi reconstituer le puzzle. Cinq femmes pour une Melody. Deux hommes pour un, en duel perpétuel.

Leur cohésion, leurs différences, leurs rythmes, leurs mouvements, font ces entités amoureuses d?un temps nouveau, résolument moderne de par le traitement chorégraphique et la musique, qui résonne toujours aussi bien 30 ans après.

Sur la scène, les corps s?envolent et se déchirent, se croisent et s?entrechoquent. « Des contacts et des portés pour évoquer la tension et la sensualité », explique Pascal Montrerouge.

Un vrai ballet romantique, « mais sans le dernier acte de la renaissance ». Gainsbourg s?est arrêté à la mort. A l?amour. C?est une envie d?aimer et de vivre l?instant de cet amour délicat, éphémère, qui finira mal, sans belle Melody.

Publicité