Publicité
Question parlementaire sur le terrain controversé
Par
Partager cet article
Question parlementaire sur le terrain controversé
Le relogement des squatters à Bambous a fait l?objet d?une question parlementaire mardi. Le député de Bambous, Alan Ganoo, a demandé au ministre des Terres et du logement si son ministère a eu l?aval de la Water Resources Unit (WRU) avant l?allocation du terrain aux squatters qui est situé à côté d?un bore hole.
Les Forces-vives de Bambous s?opposent à ce que des squatters construisent des maisons sur ledit terrain craignant que l?eau soit contaminée. De plus, elles évoquent les problèmes sociaux que les nouveaux venus pourraient causer et les conditions dans lequelles les squatters vivront. Une lettre de doléances a été envoyée au ministère concerné.
Le ministre Dulull a répondu que le terrain est à l?extérieur du périmètre de 200 mètres du bore hole respectant les normes du WRU. De plus, dit-il, une réunion s?est tenue à son ministre entre des représentants du CEB, de la CWA, de la National Development Unit, de la WRU, du conseil de l?Ouest et des techniciens durant laquelle, ajoute le ministre, l?officier de la WRU a indiqué que la distance observée écarte tous les risques de pollution. ?L?allocation du terrain aux squatters avaient été décidée après que tous les paramètres aient été considérés?, dit le ministre.
Les Forces-vives de Bambous avaient également demandé audience auprès du ministre pour lui faire certaines suggestions. Asraf Dulull maintient qu?il a rencontré des représentants des organisations non gouvernementales, notamment Mary Jolicoeur, Colette Latreille, Patrice Uppiah, Philippe Fanchette, des membres du Comité catholique pour la Justice, Shaffick Hossen, du Comité des professionnels, Jean-Claude Sylva, du Mouvement Social Débarcadère et Corinne L?Enflé de l?Aide à toute défense. A l?issue de cette rencontre, affirme le ministre, les représentants des ONG avaient exprimé leur satisfaction concernant les mesures prises pour ce que les squatters vivent dans de bonnes conditions.
John Anseline, secrétaire des Forces-vives, soutient que ces ONG n?a rien à voir avec Bambous. ?Elles ne vivent pas dans la localité et ne connaissent pas les problèmes du village. Ses membres veulent juste trouver un endroit pour ces squatters ignorant que nous vivons déjà dans des conditions difficiles. Le ministre doit rencontrer les associations de Bambous et pas des étrangers?, souligne-t-il. Celui-ci affirme que les Forces- vives ne veulent pas mettre des bâtons dans les roues du gouvernement, mais veulent lui faire des propositions pour améliorer la situation des habitants de Bambous et celles des nouveaux venus.
Alan Ganoo a aussi demandé au ministre les mesures que le gouvernement compte prendre pour les squatters qui vivent au bord du réservoir de La Ferme. Le ministre rappelle que le 12 octobre 2004, le gouvernement sortant avait décidé de construire des maisons pour ces personnes malgré qu?elles squattent le terrain depuis 5 ans. De plus, dit-il, seize squatters avaient eu une lettre le 1 juillet dernier pour régulariser leur situation et le ministre ajoute que la décision de construire 78 maisons à Bambous avait été décidée après qu?il a prêté serment comme ministre. Les appels d?offres pour la construction de ces maisons ont été lancés
D?autre part, John Anseline tient à apporter certaine précision concernant une déclaration qu?il avait faite sur la Cité La Ferme. Il avance qu?il n?a rien dit de mal sur les habitants de la cité. Il déplore simplement le fait qu?il manque les infrastructures nécessaires dans le quartier et les habitants sont laissés à eux-mêmes. Le secrétaire des Forces vives avait déclaré qu?il ne souhaite pas que le nouveaux venus vivent comme à la Cité La Ferme, c?est-à-dire dans des conditions précaires.
Publicité
Publicité
Les plus récents