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Les inspecteurs du travail boudent leurs conditions
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Les inspecteurs du travail boudent leurs conditions
?Les cordonniers ne doivent plus être les plus mal chaussés?, dit Mariaven Caramben, inspecteur du ministère du Travail et des relations patronat-syndicats. Ce porte-parole d?une centaine de ses collègues veut que leurs conditions de travail soient améliorées et réclame une rencontre avec le ministre Vasant Bunwaree.
Ces employés menacent même d?alerter le Bureau international du Travail et d?autres organisations internationales si leurs griefs ne sont pas pris en compte. Ils demandent notamment de revoir leur allocation pour le carburant, la décision de faire les employeurs attester de leur présence sur le site visité et celle d?établir un plan de travail mensuel (advance work plan).
Une circulaire du 10 octobre a informé ces inspecteurs que leur allocation de transport se limitera désormais à 800 kilomètres par mois. Selon Mariaven Caramben, cette décision est à l?encontre du rapport du Pay Research Bureau (PRB), lequel stipule que le fonctionnaire doit être payé Rs 3.20 par kilomètre au-delà d?un cumul de 800 kilomètres. ?Ne pas rembourser les fonctionnaires intégralement sera injuste car la plupart sont appelés à rouler plus de 800 kilomètres par mois?, déclare le porte-parole qui est également président du département du travail (labour branch) d?un syndicat de la fonction publique, la Government Servants? Association. La contre-proposition est pour un paiement mensuel pour 960 kilomètres.
Une quarantaine d?inspecteurs du travail ont aussi protesté contre la pratique qui leur est demandée de faire signer un formulaire par les employeurs auxquels ils rendent visite. Dans une lettre adressée au
ministère, ils dénoncent cette pratique qui, selon eux, est contre les principes de la convention de l?inspection du travail (labour inspection convention). ?Il n?y a aucune obligation légale pour forcer l?employeur à signer le formulaire?, affirme Mariaven Caramben. Les pétionnaires craignent pour leur réputation : ?Our independance, credibility and dignity as enforcement officiers will suffer a severe blow if this measure is maintained?, écrivent-ils.
En ce qui concerne le planning de travail pour un mois, les inspecteurs le refusent, arguant que chacun l?établit déjà sur une base hebdomadaire. Ils demandent l?annulation de cette décision.
Les remous créés par les trois mesures contestées ont donné l?occasion aux protestataires d?adresser un mémoire au ministère du Travail. Ils réclament une allocation pour ceux qui sont appelés à parler une troisième langue (dans les relations avec des travailleurs étrangers), une autre pour des uniformes à 52 d?entre eux, des cours de formation à la micro-informatique. Ils veulent aussi que toute mutation soit faite en consultation avec le syndicat.
Selon le ministère du Travail et des relations patronat-syndicats, les trois principales mesures que contestent les inspecteurs ont pour but de diminuer le ?gaspillage? des fonds publics. Interrogé hier, un haut cadre de ce ministère a expliqué que le plafond de 800 kilomètres ne concerne pas seulement les inspecteurs du travail. ?Cette mesure frappe également les employés de tous les départements du ministère?, affirme-t-il.
La décision de leur demander un advance plan a pour but de faire correspondre leurs déplacements au plafond de 800 kilomètres, dit encore le ministère. Le haut cadre précise qu?on ne peut appliquer les dispositions du rapport du PRB là où le fonds fait défaut. En ce qui concerne lasignature du formulaire d?inspection par les employeurs, le ministère souligne que cette mesure est appliquée à titre d?essai. Au cas où il y aurait résistance des employeurs, le ministère reconsidérera sa position. Cette mesure, affirme le ministre de Travail, est nécessaire pour un contrôle sur le mouvement des inspecteurs sur les lieux visités.
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