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Une vieille dame cette Juventus ?
On n’arrête plus la Juventus. Le club turinois, plus déterminé que jamais, a fait passer un sale quart d’heure, samedi, à la Roma, à qui il rendait visite. Le score parle de lui-même : 4 buts à 1 !
Un doublé de David Trézéguet et des buts de Pavel Nedved et Zlatan Ibrahimovic, remarquable celui-là, sont venus concrétiser la domination totale et absolue d’une vieille dame bien vaillante et réduire en silence les 68 000 spectateurs qui composaient le stade Olympique et qui ne s’attendaient franchement pas à pareille humiliation.
Les hommes de Fabio Capello, qui ont pris 33 points en 12 matches, ont doublement fêté ce triomphe puisque, le lendemain, son plus proche rival dans la course au titre, le Milan AC, s’est littéralement effondré, 3-1, sur la pelouse de la Fiorentina, où Luca Toni a inscrit ses 14e et 15e buts de la saison.
Les Florentins, troisièmes à la différence de buts, reviennent à hauteur des Rossoneri, mais les deux clubs sont à cinq points de la Juve, solide leader.
Bordeaux, Pauleta connaît. C’est là-bas qu’il s’était révélé à la France. Transféré depuis au Paris Saint-Germain, le buteur portugais y retourne souvent. Parfois pour promener sa famille sur les bords du lac d’Aquitaine, parfois en mission avec le club parisien.
Dimanche, Pauleta n’a pourtant pas fait dans les sentiments au stade Jacques Chaban-Delmas où l’attendait Bordeaux. L’Aigle des Acores, auteur de son huitième but de la saison peu après le retour des vestiaires, a largement contribué au succès de son club, 2-0, le premier des Parisiens en Gironde depuis 1988 .
Ce succès, qu’on qualifierait prioritairement de prestige, permet au PSG de ravir à son adversaire du jour la deuxième place de la Ligue 1 à la faveur d’une meilleure différence de buts. Une progression anecdotique toutefois puisque Lyon, l’imposant leader, compte désormais douze points d’avance sur ses deux poursuivants immédiats.
Les Gônes, qui jouaient eux samedi, ont certes douté face à la modeste équipe de Troyes, mais ont une nouvelle fois su éviter le piège, s’imposant 2-1 après avoir été menés au score. Un succès inspiré par le défenseur brésilien Cris, auteur d’un doublé.
Lyon, seule équipe invaincue sur la scène européenne, affiche un bilan des plus flatteurs au tiers du parcours, ayant remporté 12 des 15 matches qu’elle a disputés.
<B>Chelsea reprend ses esprits</B>
En Angleterre, Chelsea a enfin retrouvé sa sérénité en écrasant une équipe de Newcastle méconnaissable, 3-0. Joe Cole, Hernan Crespo et Damian Duff ont été les artisans de ce onzième triomphe, lequel a permis aux Blues de se réconcilier avec un public de Stamford Bridge sonné par les récents couacs d’Everton, de Charlton, de Séville et de Manchester United.
Puisqu’une bonne nouvelle ne vient jamais seule, l’équipe de Jose Mourinho a porté son avance à neuf points, son dauphin, Wigan, ayant été battu après haute lutte par Arsenal, qui lui rendait visite au JJB Stadium, 3-2. Thierry Henry, auteur d’un doublé, a été l’homme providentiel des Gunners.
Manchester United a entamé l’après Roy Keane de la plus belle des façons en allant gagner à Charlton 3-1. Comme Henry, Ruud van Nistelrooy y est allé de son petit doublé pour rejoindre Frank Lampard en tête du classement des buteurs, avec dix réalisations.
Enfin, en Allemagne, le Bayern Munich a frôlé la correctionnelle samedi sur la pelouse du modeste Arminia Bielefeld. Mené au score par un adversaire déterminé à s’offrir un rare moment de gloire, le club bavarois a attendu les neuf dernières minutes pour renverser une situation largement compromise et s’imposer à l’usure 2-1. La lumière est venue du buteur péruvien Claudio Pizzaro, auteur d’un doublé aux 82e et 91e minutes.
Après 13 journées, le Bayern précède toujours de cinq points son principal rival dans la course au titre, le spectaculaire Werder Brême, qui a pour sa part atomisé Wolfsbourg, 6-1. Miroslav Klose y est une nouvelle fois allé de son petit doublé pour porter son total personnel de la saison à 14 buts. Le Werder est de loin la meilleure attaque de la Bundesliga avec 38 buts marqués, contre 29 au Bayern, 22 à Leverkussen et 21 à Hambourg.
Voilà qui donne au club nordiste une moyenne épatante de 2,92 buts par matches. Qui dit mieux ?
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