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Lindsey Collen porte l?Afrique en Grande-Bretagne
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Lindsey Collen porte l?Afrique en Grande-Bretagne
Projeter une image positive de l?Afrique au c?ur de Londres. Ne plus s?appesantir que sur les fléaux qui frappent ce continent, mais donner une plate-forme à sa créativité artistique. Vastes ambitions que celles du African Centre, à la fois organisation caritative et centre culturel établi depuis plus de 35 ans à Covent Garden.
Respecter autant de critères relève de la gageure. Parmi les quatre plumes choisies par l?African Centre pour relever le défi : celle de Lindsey Collen, deux fois lauréate du Commonwealth Prize, à dix ans d?intervalle : en 1995 pour The Rape of Sita et cette année pour Boy.
?So jury, se bann akademik, li resof mo leker kone ki sa bann dimoun la pense mo merite.?
Un tel palmarès a conduit l?auteur à participer à African Visions 2005, équivalent d?une tournée littéraire londonienne, du 8 au 17 octobre dernier. Enthousiaste et rassérénée par cette ouverture, Lindsey Collen en a ramené une envie renouvelée de partager ses convictions.
Là-bas, Lindsey Collen a parlé de son processus de création, de ses réflexions, de son militantisme. ?Mo la vi, mo engazman, ek lekritir li pa tro separe?. L?introspection s?est alors emparée de ce tout cohérent lors de la tournée littéraire en Angleterre. ?Mo finn sey mazine ki liv mo pli kontan. Mo koir se Mutiny parski mo finn deza fer prison ek Getting Rid of It ki ti top listed pou Orange Prize.?
Là-bas, elle a aussi dévoilé ses coups de c?ur de lectrice. Notamment celui qu?elle a pour les poèmes de la Sud-africaine Karen Press. Une attirance aimantée au ?regard à la fois plein de précision et de dureté? du poète. Ses mains s?agitent, son ton s?excite quand Lindsey Collen cite God?s Bits of Wood de Sembele Ousmane ou encore The Cry of Winnie Mandela signé Njabulo Ndebele.
Comme nous la comprenons. Cela fait toujours du bien de parler de ce que l?on aime le plus. Plus qu?un partage, c?est une affirmation de soi, une profession de foi.
Acte de passion que Lindsey Collen a vécu en compagnie de Chimamanda Ngozi Adichie du Nigéria, Alex Agyei-Agyiri du Ghana et Binyavanga Wainaina du Kenya. ?Mo pa ti konn zot?, avoue Lindsey Collen.
Le plaisir de la découverte l?à conduite à apprécier ces auteurs eux aussi distingués par le Commonwealth Writers? Prize, qui pour son premier livre, qui pour le meilleur premier livre pour la région Afrique. À l?écouter, Lindsey Collen a visiblement connecté avec Binyavanga Wainaina, fondateur d?une revue littéraire baptisée Kwani ? ?Dan tou sa bann dimoun la mo finn retrouv enn zafer : zot zenere?. Générosité du partage que Lindsey Collen souhaite désormais répété avec d?autres auteurs locaux. ?Li neseser ki nou fer bann tab ron, bann renkont de tan en tan.? Le temps est venu Lindsey.
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