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Le Dibavali, “pou koz l’amour”
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Le Dibavali, “pou koz l’amour”
L’équipe de la salle Guy-Alphonsine a concocté une autre manière d’approche de la fête de la lumière, à travers notamment la programmation de spectacles inédits sur le thème de l’amour, et des conférences animées par le metteur en scène et acteur indien Rahul Vohra.
Non ! Il n’y a pas de faute d’orthographe. Pour Rieul Latchoumy, on écrit bien Dibavali, car selon lui, le terme vient de dibom, (et non dipom) prononcé par les prêtres quand celui-ci soulève la lumière, dans les cérémonies tamoules. Le responsable de la salle Guy-Alphonsine propose par ailleurs l’autre Dibavali, une série de manifestations culturelles peu conventionnelles et loin des tendances de plus en plus stéréotypées du courant bollywood. Il s’agit d’aller plus en profondeur dans “les connaissances des traditions et dans les sources de l’esthétique indienne” sans pour autant verser dans l’élitisme, reservé aux initiés.
<B>“ Dépasser la dimension du réel” </B>
Pour mener à bien ce projet, Rieul Latchoumy a fait appel à Rahul Vohra, un metteur en scène et acteur indien (ayant joué avec le célèbre Shah Rukh Khan dans un tout nouveau film intitulé Swades - We the people) déjà habitué au public réunionnais pour avoir emmené plusieurs spectacles dans l’île depuis 1999, pour ne citer que Navrasa, Ritu Chekra, Vidaï, Mahabaratha ou encore les musiques Soufia. Rahul Vohra, pour qui “l’objectif de tout artiste consiste à dépasser la dimension réelle”, animera deux conférences destinées à “démaille la musik”, comme l’ont précisé Rieul Latchoumy et son équipe. La première se tiendra aujourd’hui à 18 h 30 à la bibliothèque de Champ-Borne où il sera question de “modes d’expression artistique en Inde : raga (mélodies), tala (rythmique), rasa (sentiment) et bhava (émotion)”.
Unité et diversité</B>
Les propos de Rahul Vohra seront illustrés par l’intervention de quatre musiciens d’instruments traditionnels et une danseuse kathak. Il en sera de même pour la deuxième conférence prévue mercredi 2 novembre à 18 h 30 à la médiathèque sur le thème de “l’unité et diversité des expressions en danse et musique”.
Cette conférence sera précédée de deux spectacles sur le thème de l’amour à la salle Alphonsine. Le premier, le 28 octobre à 20 h 30 “Shingara, l’éternel amour” est un ballet de bharatanatyam de Mohini Attam présenté par l’ARRCC (Association réunionnaise des relations et créations culturelles).
Le deuxième, dimanche 30 octobre à 16 heures, intitulé “Birha” ou “l’amour ressenti intensément en cas d’absence”, selon les précisions de Rahul Vohra, qui a mis sur scène ce concert composé de deux styles de musique venant de l’Inde du Nord : le thumri et le khyal pour solo kathak.
L’autre Dibavali s’achèvera en apothéose avec “Nocturne Hindoustani”, sur la place de la mairie le vendredi 4 novembre avec au menu, de la musique et des chants, toujours du Nord de l’Inde avec des intermèdes karnatiques de l’association Tamaraï. Durant cette soirée à partir de 20 heures, du “tchaï” ou thé indien sera servi avec la poésie hindoustani pour chanter la fête de la lumière.
Danses folkloriques indiennes</B>
L’école Pajaniappen de Saint-Pierre propose des activités de danse. De l’art indien au style bharata-natyam, les portes sont grandes ouvertes, à quiconque veut s’initier aux plaisirs bollywoodiens. “Nous formons aux danses classiques indiennes, folkloriques, kolartum ( danse du baton) au style bharata-natyam. Nous apprenons le chant traditionnel tamoul et la langue tamoul”. Pajaniappen Benoiton ainsi que d’autres professeurs issus du concervatoire dispensent des cours à l’école Pajaninappan. Objectif : promouvoir la culture indienne à travers la musique et la danse classique du Sud de l’Inde. Diplômé et certifié de l’école de danse et musique indienne le “Mahatma Gandhi Institute” de l’île Maurice en 2000, Pajianiappen commence à enseigner en avril 2002. Aujourd’hui, cette école, dirigée par Marie-Odile Benoiton, a développé cinq centres pédagogiques en dehors de celui de Saint-Pierre : Saint-Louis, Saint-Leu, Saint-Paul, Saint-Denis, Saint-André (ouverture très récente). Elle collabore également avec le groupe The Indian of the Night of From Réunion. Contrairement à l’Etat français qui reconnaît uniquement la danse indienne, l’île Maurice valide le diplôme. L’obtention de celui-ci nécessite cinq ans de pratique avec un examen tous les deux ans.
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