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Les « faussetés » selon Bérenger

22 octobre 2005, 20:00

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S?il y avait une trêve, elle est maintenant rompue. Paul Bérenger, le leader de l?opposition, part en guerre contre le gouvernement. Mais l?ironie de la situation prête à sourire. Bérenger tient presque le même discours qu?un autre leader de l?opposition, Navin Ramgoolam, tenait, il y a quelques mois encore. Le leader du MMM affirme que le gouvernement poursuit « ene politique dominer » et dénonce la hausse des prix des produits pétroliers ou même de certaines marques de lait. Comme quoi, les leaders de l?opposition passent, mais les arguments archiéculés restent?

En attendant que la restructuration de son parti lui permette de mettre en route un plan de bataille plus concret et ambitieux, Bérenger se borne pour l?instant à « corriger les faussetés » que le Premier ministre serait, dit-il, en train de propager. Et de dresser la liste des sept erreurs capitales de Ramgoolam.

C?est le gouvernement MSM-MMM qui a redressé les fondamentaux économiques pendant son mandat, affirme-t-il. Et les mesures « full out » du nouveau gouvernement, comme le transport gratuit, mènent le pays droit au gouffre économique. « Période couyonne dimoune fine fini », prévient-il.

Bérenger dénonce le « toupet monstre » de Navin Ramgoolam sur le dossier de l?autoroute du Sud-Est et démontre qu?il est aussi écologiste que le Premier ministre. Les baisses des tarifs télécoms projetés, le lancement de la télé numérique terrestre sont autant de mesures que le gouvernement précédent avait déjà mises en route. Bérenger emploie l?éternelle tactique qui consiste à accuser l?adversaire de « déclare piti ki pas pou li ».

Le leader de l?opposition aurait pourtant besoin d?un coup de main. Mais son ancien partenaire et néanmoins ami, Pravind Jugnauth, leader du MSM, préfère privilégier une campagne internationale plutôt que de s?attarder à corriger des faussetés ! Le MSM préfère dénoncer le gouvernement « totalitaire » mauricien dans les organisations internationales. Une stratégie qui semble laisser Paul Bérenger légèrement dubitatif. Qu?importe, entre anciens alliés, on se soutient. Même si Bérenger avoue que la situation n?est pas assez catastrophique, à son avis, pour qu?on se lance dans une telle campagne.

En attendant les vrais grands plans de bataille, il faudra se contenter des rectificatifs et des campagnes internationales d?envergure de l?opposition. Pourvu que cela ne dure pas?

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