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Un petit Moscou
Le CSKA Moscou, fier tenant de la Coupe de l’UEFA, l’équivalent de la deuxième division européenne, a très mal entamé la défense de son trophée. Le représentant de la Russie, tirée dans le groupe F, a été battu d’entrée sur sa pelouse jeudi soir par les Français de l’Olympique de Marseille, 2 buts à 1.
Wagner Love et ses coéquipiers sont, il est vrai, tombés sur un excellent Fabien Barthez. Pour sa seconde apparition depuis son retour de six mois de suspension, le gardien de but français s’est permis le luxe d’arrêter un penalty du capitaine moscovite Sergei Ignashevich peu après le retour des vestiaires.
À travers des arrêts décisifs, des sorties inspirées et des relances propres, il a largement contribué à la révolte marseillaise. « À lui seul, il nous a battus ce soir. Fabien Barthez a fait toute la différence », a d’ailleurs reconnu Valery Gazzayev, l’entraîneur dépité du CSKA.
Sabri Lamouchi et Mamadou Niang avaient préalablement donné au club phocéen, finaliste en 2004, deux buts d’avance. À dix minutes du terme, Wagner Love a ramené le score à une plus juste proportion mais il était déjà trop tard.
Le plus vieux club moscovite n’a désormais plus le droit à l’erreur s’il veut encore participer aux 32es de finale. Ses prochains adversaires du groupe F sont heureusement moins consistants que les Marseillais. Il s’agit des Bulgares du Levski Sofia, des Roumains du Dinamo Bucarest et des Hollandais de Heerenveen. Ces deux dernières équipes se sont neutralisées jeudi, 1-1.
La Coupe de l’UEFA, pour rappel, a fait peau neuve depuis l’année dernière. La nouvelle formule est, il est vrai, largement contestée, mais elle permet, en tout cas, de favoriser une certaine hiérarchie.
Quarante équipes sont désormais réparties en huit groupes de cinq et se disputent les trois premières places en ligue simple. Chacune des équipes jouent deux fois à domicile et deux fois à l’extérieur. Au terme de ces phases de poule, vingt-quatre équipes avanceront en 32es où elles seront rejointes par les huit équipes ayant terminé troisièmes de leur groupe de Ligue des champions.
Si l’OM a réussi le plus dur et a pris par la même occasion une option sur la qualification, le football français n’a pourtant pas été à la fête jeudi. Trois de ses représentants ont perdu. La grosse surprise est venue du groupe A où l’AS Monaco, finaliste de la Ligue des champions en 2004, a été battue en Norvège, 1 à 0, par le modeste Viking Stavenger, issu des préliminaires.
Le Racing Club de Lens a bu la tasse en Roumanie où le Steaua Bucarest, qui a survolé son match du groupe C 4-0, cherche à rattraper le temps perdu et retrouver une partie du lustre qui fut le sien dans les années 80 quand il avait été champion d’Europe.
Dans le groupe G, le Stade Rennais, pour sa part, a affiché d’inquiétantes limites à domicile face au Vfb Stuttgart. Le club breton a longtemps résisté aux assauts répétés des Allemands avant de céder deux fois en toute fin de matche, buts de l’ancien Parisien Daniel Ljuboja et de l’ancien milanais Jon Dahl Tomasson.
Seul club français, hormis l’OM, à avoir tiré son épingle du jeu, le Racing Club de Strasbourg, pourtant relégable en Ligue 1. Le club alsacien s’est brillamment imposé à Bâle, 2-0, confirmant au passage que les vérités du championnat ne sont souvent pas celles des coupes européennes.
Côté anglais, la soirée a été plutôt positive. Le néophyte Bolton Wanderers est allé arracher un courageux match nul chez les Turcs du Besitkas Istanbul dans le groupe H, 1-1, tandis que Middlesbrough s’est contenté de l’essentiel sur la pelouse des Suisses de Grasshoppers Zurich, 1-0, but de l’inévitable Jimmy Floyd Hasselbaink.
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