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Ooma Ujoodha aurait été poignardée
L?autopsie, pratiquée hier, sur les restes d?Ooma Ujoodha démontre que celle-ci a été poignardée à plusieurs reprises. Ce nouvel élément contredit la version du suspect Chandramanee Ujoodha : il avait expliqué aux enquêteurs avoir ?poussé? son épouse lors d?une violente dispute. Dans ses déclarations, il a aussi dit qu?il était victime de violences conjugales.
Peu après 17 heures, mardi, les policiers ont engagé des recherches dans la fosse septique de la maison où s?est déroulé le drame à Bonne-Terre, Vacoas. Les enquêteurs venaient de la Major Crime Investigation Team et de la Criminal Investigation Division (CID) de Curepipe, menés par le surintendant de police Prem Raddhoa. Des officiers du Groupement d?intervention de la police mauricienne participaient aussi à cette descente de police déclenchée à la suite des informations fournies par l?époux de la victime.
Chandramanee Ujoodha avait en effet, quelques heures plus tôt, fait des aveux aux enquêteurs au poste de police de Midlands. Il était alors accompagné de son avocat, Me Zakir Mohamed. ?J?ai eu une conversation d?environ deux minutes avec mon client pendant laquelle je lui ai fait comprendre qu?il avait tout intérêt à coopérer avec la police s?il était mêlé à la mort de son épouse?, explique l?homme de loi. Suite à cet entretien, le suspect déclarera aux trois enquêteurs de la CID présents : ?Mo finn decid pou koz la verite.? L?avocat précise que le surintendant Raddhoa n?était pas présent lors de l?interrogatoire de son client.
Adepte des arts martiaux
Dans sa déposition, le suspect expliquera qu?il était régulièrement battu par son épouse Ooma qui, selon lui, pratiquait les arts martiaux. Mais il n?a jamais porté plainte, de peur d?être la risée de la localité. Chandramanee affirmera aussi que son épouse aurait, pendant un temps, entretenu une liaison extra-conjugale. Selon lui, c?est la raison pour laquelle elle a réclamé le divorce en 2003. Il avait l?intention de résister à cette procédure, ce qui aurait souvent provoqué de violentes disputes.
Le 7 mai 2003, la demande de divorce devait être examinée en Cour. Ce matin-là, explique Chandramanee dans sa déposition, une énième dispute violente éclate. Ooma, affirme-t-il, le roue de coups. Il tente de se défendre, repousse violemment Ooma qui tombe, en heurtant l?encadrement de la porte. Elle perd connaissance. Chandramanee tente de la réanimer, mais en vain. Pris de panique, il sort et, explique-t-il, agrandit la fosse septique. Il y dissimule le corps de son épouse.
Le rapport d?autopsie du Dr Satish Boolell contredit cependant cette version du suspect. Malgré le manque d?organes, l?examen post-mortem a révélé des traces importantes d?hémorragie interne dans le cerveau momifié. Certaines indications démontreraient aussi que la victime a été poignardée en différents endroits du corps.
Des données scientifiques recueillies sur place, telles les dimensions osseuses, ont permis l?identification du cadavre par le Dr Boolell. Lors de la récupération du corps, un bijou en or de grande valeur a été retrouvé. Il appartenait à la victime.
Chandramanee Ujoodha et sa concubine sont en détention, accusés provisoirement d?assassinat. La concubine aurait déclaré qu?elle a nettoyé des traces de sang, probablement celui d?Ooma Ujoodha.
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