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Foot news
■ Womé en veut à Eto’o
Pierre Womé, le défenseur camerounais qui a manqué le penalty face à l’Égypte qui a coûté la qualification au Mondial 2006, a indiqué mardi lors d’une conférence de presse à Appiano Gentile, le centre d’entraînement de l’Inter Milan, que “personne ne voulait le tirer, ni Eto’o ni Song, parce qu’ils savaient ce qui pouvait arriver s’ils le rataient. J’ai eu le courage de me présenter au point de penalty”.
Des supporters camerounais en colère ont saccagé la maison familiale et divers biens de l’international, samedi soir à Yaoundé, peu après le match contre l’Égypte, équipe contre laquelle un succès aurait qualifié les Lions indomptables pour la Coupe du monde. Aucun membre de sa famille n’a été blessé.
Le joueur a réagi sur ces débordements : “C’est incompréhensible parce qu’ils ont aussi détruit des véhicules et des maisons qu’ils pensaient être à moi mais ne l’étaient pas. Mais ce qui me déçoit le plus c’est ce qu’un de mes coéquipiers – Eto’o – a dit, après tout ce qui s’est passé qu’il avait voulu tirer le penalty mais que je l’en avait empêché. Je ne peux pas le tolérer.”
“Je ne comprends pas pourquoi il a dit ça. C’est toujours facile de parler après-coup , a poursuivi Womé. J’étais parmi les joueurs susceptibles de tirer les penaltiess avec Eto’o et Geremi, qui était suspendu.”
■ Bousculade et blessés au Brésil
Une centaine d’amateurs de football ont été blessés mardi lors d’une bousculade dans un stade de Belem, dans le nord du Brésil, en essayant d’assister à un entraînement de la Seleçao, rapportent les médias.
L’incident s’est produit alors que les fans tentaient de pénétrer dans l’enceinte du stade Mangueirao, fort de 55 000 places et déjà bondé une heure avant le début de la séance. L’équipe nationale se préparait pour son match éliminatoire de Coupe du monde contre le Venezuela, prévu hier soir (tôt ce matin, heure de Maurice)
Ces séances d’entraînement ouvertes au public connaissent un vif succès au Brésil pour les habitants trop pauvres pour s’acheter un billet.
■ Le football, une affaire de filles ?
Les Britanniques sont meilleures que leurs compatriotes masculins quand il s’agit de comprendre et d’expliquer les règles du football, révèle une étude publiée hier.
Les résultats de cette étude montrent que 59 % des femmes peuvent identifier correctement un hors-jeu, contre seulement 55 % des hommes.
De même, 65 % des femmes connaissent le titre correct d’arbitre assistant, alors que 40 % des hommes persistent à l’appeler juge de ligne.
“Je n’ai jamais compris tout ce raffût autour du fait de savoir si les femmes savaient de quoi elles parlaient ou pas en matière de football parce que c’est ma mère qui m’a appris à comprendre la règle du hors-jeu quand j’étais petite”, a déclaré la présentatrice de Sky Sports, Helen Chamberlain.
Cependant, les hommes se rattrapent sur la question des maillots. Plus de 80 % d’entre eux sont capables d’identifier correctement les 20 équipes de Premier League, contre seulement 33 % des femmes.
■ Blatter dénonce les dérives de l’argent
Le président de la FIFA, Sepp Blatter, dénonce violemmment l’afflux de nouvel argent dans le football dans une interview parue hier.
Blatter qualifie de “pornographiques” les sommes investies par certains et accuse les propriétaires des clubs les plus riches de capitalisme sauvage.
“Plus que jamais, la majorité se bat avec des lances tandis qu’une minorité avide dispose de l’équivalent financier de têtes nucléaires”, déclare le président de la Fédération internationale de football dans un entretien accordé au Financial Times.
“Le temps est venu de prendre des mesures pour infléchir ces excès et faire en sorte que le sport protège ses racines”, poursuit le Suisse.
“Ce qui rend ceci préoccupant, c’est que, trop souvent, cette richesse provient d’individus qui n’avaient pas ou peu d’intérêt pour ce sport et qui s’en servent pour des buts inavoués”, ajoute-t-il.
Blatter ne cite personne mais certains ne peuvent que se sentir visés, notamment le richissime propriétaire de Chelsea, le Russe Roman Abramovich, qui a dépensé plus de 500 millions de dollars depuis sa prise de contrôle du club londonien en 2003.
■ Scolari va tourner la page
Le Brésilien Luiz Felipe Scolari va quitter son poste de sélectionneur du Portugal après la Coupe du monde 2006, a annoncé cette semaine Gilberto Madail, le président de la fédération portugaise de football.
“Si la Coupe du monde se passe mal, naturellement Scolari ne continuera pas mais si elle se passe bien, il sera également impossible de le garder, même si nous voulions qu’il reste”, a déclaré Madail au Correio de Manha.
Scolari est devenu sélectionneur du Portugal en 2002 après avoir mené le Brésil à son cinquième succès en Coupe du monde.
Il a hissé sa nouvelle équipe en finale de l’Euro 2004 à Lisbonne, pour une défaite 1-0 contre la Grèce.
Le Portugal est déjà qualifié pour la phase finale du Mondial 2006.
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