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Mike Grassy, 30 années bâties sur le rock
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Mike Grassy, 30 années bâties sur le rock
Peu connu du grand public mauricien, sa réputation a déjà dépassé les frontières. Mike Grassy, leader du groupe Rising Sun, s?apprête à célébrer avec faste les 30 ans du One & Only Le Saint-Géran, l?hôtel qui lui a permis d?atteindre des sommets.
Celui qui anime, chaque année, la soirée d?anniversaire du roi de Suède, a commencé à zéro, comme la plupart des musiciens de rock, pour devenir, 30 ans plus tard, le gestionnaire d?une véritable usine à musique.
C?est à 15 ans que Mike se lance dans la musique. Au départ, il était seulement chanteur dans un groupe fondé par son frère Mario. Il accompagnait Sylvaine Ramen, en cabaret, au mythique Magic Lantern de Rose-Hill.
C?était les années Eagles, avec des tubes comme Hotel California et New kid in town que Mike Grassy interprétait. ?Ce sont des morceaux d?anthologie, surtout Hotel California avec son solo de guitare qui a traversé les générations.? Mike Grassy a aussi un faible pour Pink Floyd, un autre groupe légendaire et les solos de David Gilmour dans Another brick in the wall.
A la fin des années 1970, les musiciens n?allaient pas au conservatoire. Ils apprenaient ?à l?oreille?. Mike s?essaie à la batterie.
L?expérience est concluante. Il deviendra donc batteur? ?Les répétitions se faisaient à la maison. On apprenait sur une radiocassette en écoutant attentivement les paroles des chansons. Aujourd?hui, tu trouves tous les textes que tu veux sur Internet?. Mike Grassy a donc suivi cette voie royale de la débrouille, celle qui finalement mène à des carrières musicales authentiques, bâties sur le? rock.
?Cela n?est pas donné à tout le monde de faire un tel métier, mais c?est celui que j?aime?, lâche-t-il. Il n?hésite pas cependant à mettre l?accent sur l?importance du travail. Inlassable. ?Paul Jones (Ndlr : l?ancien directeur du Saint-Géran), nous disait que si jamais on se réveillait un jour en se demandant pourquoi on allait au boulot, il fallait tout de suite changer de métier.? Plus de 20 ans après, Mike Grassy fait toujours la même chose, avec un plaisir renouvelé et des idées nouvelles.
C?est en 1983 qu?il lance le groupe Rising Sun. A cette époque, il sortait d?une période qui l?avait vu passer dans plusieurs formations animant les soirées d?hôtels, au Morne, à Trou-aux-Biches, au Touessrok. L?hôtel Le Chaland (aujourd?hui le Shandrani) cherchait un orchestre.
Avec ses amis Leal Philogène, Henriot Figaro et Maurice Antoinette, Mike Grassy monte son groupe, les Coconuts. Rapidement, ils animent les soirées du Saint-Géran. Sous l?impulsion de Paul Jones, ils s?imposent et deviennent le Rising Sun. 22 ans plus tard, l?histoire continue avec les mêmes acteurs.
Groupe fétiche du monarque suédois
?Nous sommes l?un des rares groupes à avoir gardé notre formation de base, à l?exception du chanteur?, insiste Mike Grassy. Rising Sun joue de tout : rock, jazz, séga. ?On vivait à l?hôtel, on jouait le soir et on répétait le jour. Notre but était de faire plaisir aux clients.? Aujourd?hui, cette motivation n?a pas changé. Rising Sun s?est même lancé dans la salsa, parce que, dit Mike, ?ça met une ambiance formidable?.
Véritable usine à musique et à spectacle, le groupe réunit aujourd?hui 75 membres, des chanteurs, des danseurs et produit plusieurs spectacles par semaine. Le tout orchestré par Mike Grassy, le batteur devenu directeur artistique.
C?est cette versatilité, qui fait, selon Mike, la particularité de la scène musicale mauricienne. C?est elle qui plaît tellement, surtout aux plus grands. Rising sun n?est-il pas devenu le groupe fétiche de Karl-Gustav ?
Le roi de Suède, en vacances sous les cocotiers de Pointe-de-Flacq, l?a découvert et ne l?a plus jamais quitté. En avril 2006, c?est lui qui célèbrera les 60 ans du monarque, en Suède.
Mais en attendant, ce mois-ci, Rising Sun met les bouchées doubles pour préparer les 30 ans du One & Only Le Saint-Géran. Plusieurs soirées fastueuses sont prévues et notamment un concert avec le chanteur irlandais Chris de Burgh.
?Nous aimerions nous produire en concert avec lui pour le public mauricien, mais il y a tellement de tracasseries administratives pour les permis de travail des musiciens étrangers que nous avons vite abandonné l?idée?, regrette Mike Grassy. Dommage pour le public?
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