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Des cartes de voeux pour rendre hommage à Maurice Ménardeau
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Des cartes de voeux pour rendre hommage à Maurice Ménardeau
Il a su prélever de nos fonds marins, la beauté cachée de Maurice. Comme des mélopées venues de France, Maurice Ménardeau est mis à l?honneur à travers les cartes de v?ux de l?Association de parents d?enfants inadaptés de l?île Maurice (APEIM).
Comme pour rappeler tout le talent de celui qui a façonné nos paysages d?antan de coups de pinceaux, Maurice Ménardeau reste incontestablement un monument solidement ancré dans l?air du présent.
C?est à Limoges qu?il voit le jour en 1897. Son parcours artistique commence très tôt puisqu?il n?a jamais caché son amour pour les longues traversées et les quêtes initiatiques. À la recherche de couleurs pour se remplir l?âme et le corps, c?est donc âgé de 19 ans qu?il se lance à l?aventure.
Il étudie par la même occasion les beaux-arts à Paris. Ses découvertes lui permettent de mieux comprendre le monde, jusqu?au jour où durant la grande guerre, il se fait officier radiotélégraphiste. Pourtant, cela ne l?empêche pas de suivre des cours de peintures du grand Charles Fouquenay, sa muse, peintre de fonds marins.
Son voyage aidant, il se construit lentement une réputation de peintre des paysages marins jusqu?au jour où il devient peintre titulaire de la Marine nationale française. Ses images iront du port, des pêcheurs et autres figures saisissantes du globe de l?océan.
<B>Faire parler notre île</B>
C?est alors qu?il commence à personnaliser ses signatures qui se terminent toutes par un signe d?ancre. L?Île Maurice se place très vite sur son chemin. La tentation est vraiment trop forte.
C?est à coups de peinture à l?huile que Maurice Ménardeau décrit ce pays dont il cède une part de son c?ur. Il le fera jusqu?à 1977, où il décide de quitter Curepipe et de s?en aller à la conquête de cet ailleurs inaccessible aux mortels.
Ses ?uvres sont toutes ancrées dans l?histoire. En passant par le vieux sentier menant vers La Citadelle, dans des tons très doux qui effleurent nos pores et nous incitent à voguer sur la nostalgie du temps passé.
Ou encore, l?image qui nous cloue au pied du Corps de Garde. Avec cette hutte de paille, ces villageoises enguirlandées dans des saris. La Route du littoral, très droite, très primitive. Le développement n?existait pas alors. Les bâtiments en béton ne remplissaient pas l?espace vital de la nature. Maurice Ménardeau n?a jamais autant fait parler notre île.
Afin de se lancer sur un métissage de styles, l?APEIM a tenu à inclure Pascal Lagesse dans ces cartes de v?ux. La juxtaposition se fond magnifiquement bien. Treize peintures de Ménardeau ont été prises. Les cartes ne coûtent que Rs 20.
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