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Dernière chance pour les ouvriers indiens de Firemount
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Dernière chance pour les ouvriers indiens de Firemount
Si les ouvriers indiens de l?usine Firemount Textiles Ltd ne reprennent pas le travail aujourd?hui, ils seront considérés comme ?étant en situation illégale?. C?est ce qu?a répondu Vasant Bunwaree, ministre du Travail et des Relations industrielles, interrogé hier quant à la situation qu?a provoquée cette grève qui dure depuis vendredi. Il a précisé que la direction a bien averti les ouvriers au moyen d?un avis (notice) affiché dans les locaux et qu?elle espère qu?ils reprendront le travail aujourd?hui.
Cet avis de la direction contient aussi un ultimatum. Il explique que malgré la situation illégale créée par les ouvriers en grève, elle est quand même décidée à leur accorder une dernière chance, sous réserve qu?ils regagnent leur poste. A défaut de quoi elle considérera qu?ils ont rompu leur contrat. Dans ces conditions, les dispositions de la législation autorisent l?employeur à demander la résiliation de leur contrat de travail et leur permis de résidence, et les rapatrier en Inde.
A hier matin, seuls 80 des 362 ouvriers indiens avaient repris le travail. Ils n?en démordent pas : ils exigent le paiement de trois mois de salaire avant leur rapatrient en Inde. Ils ont pris contact avec un homme de loi pour s?assurer du paiement de ce qu?ils considèrent comme leur dû. Certains veulent être payés en espèces et d?autres demandent que les fonds soient versés sur leur compte en banque.
Selon les grévistes, plusieurs griefs ont motivé leur mouvement. Ils voulaient que la direction de l?usine leur rembourse ?certaines déductions illégales faites sur leur compte bancaire, notamment pour l?obtention de permis de travail?. Le ministre a déclaré qu?il a fait tout son possible pour obliger la direction à rembourser ces prélèvements. La direction aurait agréé à cette requête, dans l?espoir de voir les ouvriers indiens retourner à leurs postes.
Garanties écrites
Les ouvriers indiens ont su, semble-t-il, gagner la confiance des inspecteurs du ministère du Travail. Le ministre a confirmé que ces derniers se préoccupent de leurs doléances depuis août. Il ajoute cependant : ?Mais j?ai comme l?impression que, malgré sa bonne volonté, la direction n?a pas accédé à leur requête à temps.? Aujourd?hui, il va suivre d?encore plus près la situation à l?usine car ?ceux qui ne reprendront pas le travail seront dans l?illégalité?.
C?est la découverte d?insectes dans leur nourriture vendredi qui a provoqué ce mouvement de protestation des ouvriers indiens de ce fabricant de jeans. Après les divers événements de ces derniers jours, ils réclament maintenant des garanties écrites de la direction que leurs doléances seront entendues et les problèmes réglés.
RÉPERCUSSIONS
Des employés mauriciens balancent des collègues
La grève déclenchée par les ouvriers indiens de Firemount Textiles a provoqué une réaction chez leurs collègues mauriciens. Ceux-ci, au nombre de 238, ont adressé, hier, une pétition au ministre du Travail et des Relations industrielles : craignant pour leur emploi si la grève persiste, ils réclament des sanctions à l?encontre de ceux qui, selon eux, incitent l?ensemble des ouvriers indiens à se mettre en grève. ?Nou kone 15 a 20 fouter desord pe fer lagrev e bizin retourn zot dan zot pei pou sovgard nou travay dan lizinn Firemount?, écrivent les pétitionnaires. Ils déclarent qu?il est très difficile de trouver un emploi dans cette région et que si l?usine fermait, ils perdraient leur gagne-pain. Les ouvriers mauriciens remercient la direction d?avoir rouvert l?usine malgré la production perturbée pendant trois jours. ?Nu morisyen nu na privilez dan nu pai et nu atann minister pran desizion vit pu travay redemare.?
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