Publicité

Troisième jour de grève chez Firemount

27 septembre 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Un avis affiché par la direction dans l?enceinte de l?usine Firemount Textiles à St.-Félix invite les ouvriers indiens à reprendre le travail aujourd?hui. Ceux-ci sont en effet à leur troisième jour de grève, bien qu?une cinquantaine d?entre eux aient réintégré leur poste par crainte d?une résiliation de leur contrat de travail.

Le ministère du Travail et des Relations industrielles n?a toutefois pas été averti, a hier après-midi, d?une éventuelle résiliation de contrat pour ces ouvriers indiens. En revanche, ce ministère a été informé des doléances des grévistes, pour certaines dès août. Lundi, ces ouvriers ont organisé une manifestation pacifique au Champ-de-Mars à Port-Louis. Ils ont affirmé qu?ils ne sont pas violents, voulant pour preuve qu?ils ont mis fin à leur manifestation dans le calme. Vasant Bunwaree, ministre du Travail, ainsi que des représentants du haut-commissariat indien, les a rencontrés le même jour.

Hier, les grévistes ont passé la journée hors de l?usine. A l?heure du déjeuner, ils s?étaient réunis sur la plage de St.-Félix, à côté d?une pirogue. Au menu, des nouilles agrémentées de queues d?oignon fraîchement cueillies, du pain, le tout arrosé d?eau. Mais leurs doléances prennent des allures de plat de résistance : mauvaise qualité de la nourriture servie à l?usine, déduction arbitraire, de leur compte bancaire, des frais pour l?obtention de leur permis de travail, pour les soins médicaux (medical charges) et pour les suppléments (extra meal allowance). Ils demandent le remboursement de ces déductions. De plus, selon eux, un seul cuisinier pour leur nombre (312) est insuffisant.

En ce qui concerne leurs revenus, ils affirment qu?ils doivent payer entre Rs 40 000 et Rs 60 000 à leur agent recruteur en Inde. Pour cela, ils règlent chacun environ Rs 1 500 par mois.

Les choses se sont gâtées vendredi, à la découverte d?insectes dans le riz. Les inspecteurs du ministère de la Santé et ceux du ministère du Travail ont été alertés. Si la direction de l?usine n?est pas restée insensible aux revendications, elle tarderait, selon les ouvriers, à résoudre les problèmes.

Au cas où l?usine déciderait de résilier leur contrat, ces ouvriers réclameront trois mois de salaire à titre de dédommagement. A hier après-midi, la plupart de ces ouvriers originaires de Madras, de Bangalore et de Bihar n?avaient pas encore décidé s?ils allaient reprendre le travail aujourd?hui. Malgré l?appel lancé par la direction.

Publicité