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La nouvelle diplomatie économique de Ramgoolam
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La nouvelle diplomatie économique de Ramgoolam
Ramgoolam revient satisfait de sa mission aux Nations unies, à New York. Il estime avoir remis la diplomatie économique mauricienne sur les rails. Pour lui, les motifs de satisfaction sont multiples. « Notre réseau et les divers contacts ne peuvent qu?être bénéfiques au pays », affirme-t-il.
Des rencontres, il en a eu. Ainsi, il estime que sa participation au Clinton Global Initiative portera ses fruits. La première rencontre de ce forum privé, organisé en marge de l?assemblée générale des Nations unies, avait pour objectif de définir des orientations concrètes visant à combattre la pauvreté dans le monde.
Chefs d?entreprises, responsables d?O.N.G. et chefs de gouvernement ont énuméré les actions concrètes qui peuvent être prises dans ce domaine. Navin Ramgoolam a même proposé d?accueillir une conférence internationale sur la question. « Cette initiative a été chaudement accueillie par Bill Clinton et les autres participants », se félicite-t-il.
Mais ce sont plutôt les rencontres bilatérales du Premier ministre qui ont eu le plus grand intérêt économique. Ainsi, sa rencontre avec Manmohan Singh, le Premier ministre indien, lui a permis de baliser le terrain avant sa visite officielle en Inde, le mois prochain. Dossier sucre, traité de non double imposition ont été évoqués. « Il existe par exemple une ligne de crédit de Rs 100 millions fournies par l?Inde dans le domaine informatique. Nous n?avons utilisé que Rs 40 millions. Nous avons étudié cela », explique-t-il.
Autre rencontre importante : celle avec le cheik du Qatar. Ramgoolam croit entrevoir un partenariat stratégique. « Ce pays possède l?une des plus importantes réserves de gaz au monde. Nous avons discuté des moyens d?approvisionnement de Maurice. » L?émir du Qatar est responsable des projets d?investissements à l?étranger. Et à ce titre, le Premier ministre estime qu?il est important de lui avoir expliqué les perspectives d?investissement à Maurice.
Mais il fallait également profiter du fait d?être chez l?Oncle Sam pour démarcher l?administration américaine au sujet de l?Africa Growth and Opportunity Act (Agoa). Il a assuré que le lobbying pour que Maurice obtienne une extension de la dérogation Third country fabric se poursuit, mais qu?en même temps, le pays cherche à exporter des produits non textiles pouvant avoir un accès préférentiel au marché américain sous l?Agoa.
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