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Contrat renouvelé pour les Nubheebucus
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Contrat renouvelé pour les Nubheebucus
Le sourire revient pour les dirigeants de la Soolaman Nubheebucus Company Ltd (SNCL). Le Premier ministre (PM) Navin Ramgoolam a renversé une décision de l?ancien régime en renouvelant leur bail sur l?île aux Bénitiers. Leur contrat avait été résilié en 2003, soit après 15 ans.
«Il s?agit là de réparer une injustice commise par l?ancien régime», a déclaré hier le chef du gouvernement lors de la remise du contrat aux membres de la famille Nubheebucus. Etaient aussi présents les ministres des Terres et du Logement et des Services publics, Ashraf Dulull et Abu Kasenally respectivement.
«Paul Bérenger ti rod donn sa enn group ki deza ena et mo o couran bann lobi.» Le PM a ajouté que son mandat ne sera sujet à aucun lobby. «J?ai toujours dit qu?un gouvernement ne peut pas travailler en faveur d?un petit groupe et le renouvellement du contrat des Nubheebucus s?inscrit dans le cadre la démocratisation de l?économie.»
Selon Navin Ramgoolam, l?ancien régime «a tout fait pour faire capoter le projet des Nubheebucus». «Comment peut-on d?un côté résilier le contrat de la société Nubheebucus sur l?île aux Bénitiers et, d?un autre, autoriser IBL à réaliser son projet à Agalega ?» Mariam Maudarbocus, une des directrices de la société, abonde dans le même sens. «Notre projet répondait à tous les critères mais il n?a pas abouti et nous allons maintenant le remanier.»
C?est en 2003 que l?Etat prend la décision de résilier le bail agricole détenu par la SNCL, mettant ainsi un terme à son projet de construction de 97 bungalows de luxe avec piscine individuelle, d?un spa et d?un centre de bien-être au coût Rs 1, 8 milliard. Plusieurs raisons sont avancées, dont celle des considérations socio-écologiques.
Le gouvernement d?alors fait part de son intention de mettre l?île aux Bénitiers à la disposition des Mauriciens en y aménageant un parc naturel et un centre de loisirs. A 500 mètres de la côte et située au sud-ouest de Maurice, elle abrite une cocoteraie d?une superficie de 150 arpents.
Dans un audit du ministère de l?Environnement en l?an 2000, l?îlot est identifié comme étant le seul à pouvoir accueillir un développement hôtelier. Seul hic : la SNCL, la locataire de l?île depuis des décennies, refuse de lui faire de la place, ayant déjà signé avec le groupe Food and Allied Ltd et pas disposé à changer de partenaire.
Le projet est présenté à un comité élargi regroupant l?ancien Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, et huit ministres, qui invite les promoteurs à en revoir l?envergure et une série de conditions. Mais Food and Allied Ltd se retire et la SCNL est convoquée par les anciens ministres du Tourisme et des Terres, Nando Bodha et Joe Lesjongard, qui l?informent que le gouvernement a décidé de reprendre l?île aux Bénitiers tout en leur proposant une compensation en termes de terrain.
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