Publicité

MFDC : le court-métrage local en fête en septembre

17 septembre 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

<B>Highway de Stéphane Bellerose</B>

Il est, avec ses collègues de Clap Productions, un ardent défenseur de la production locale indépendante. Highway est le troisième court-métrage qu?il réalise. Mais le premier qu?il produit. Si techniquement, Stéphane Bellerose a une bonne expérience, pour la production, c?est une autre paire de manches. « Il faut tout gérer des différentes étapes de la production. Il faut s?occuper des dépenses. Chercher des acteurs, s?occuper des rôles, de la lumière entre autres. C?est aussi la première fois que je travaille avec autant de figurants. Il y en avait entre 60 et 70 .»

Son film raconte l?histoire de deux jeunes hommes qui veulent aller dans une discothèque réservée au couple. Pour cela, ils n?hésitent pas à se travestir. Stéphane Bellerose a déjà à son actif deux courts-métrages, Money et The Worst Case Scenario.

<B>La potence de Reza Peeroo</B>

Reza Peeroo est un réalisateur engagé. Les sujets qui déragent, c?est son dada. L?idée de son documentaire lui vient de l?agression de Sandra O?Reilly. Il se met alors à faire des recherches par rapport aux punitions d?autrefois. Cela le mène vers certains cas. « Je voulais savoir ce qu?on faisait aux violeurs autrefois. Maintenant, les sanctions ne sont pas du tout à la hauteur de ces crimes. Certains s?en sortent avec deux ou trois ans.»

Fort d?un gros travail de recherche, il demande à faire une interview de Roger de Boucherville et de faire des images du crâne de Ratsitatane. On refuse dans les deux cas d?accéder à ses requêtes. Des effets spéciaux lui permettront aussi de récréer certaines scènes. Reza Peeroo a déjà à son actif les courts-métrages Yamsé, Halt ! Rane so l?enfance, Mama papa ek moi, De la chapelle? à la mosquée et When we were kings.

<B>Eros de Wassim Sookia et Shalini Ramyead</B>

L?expérience aura été dure mais enrichissante pour Wassim Sookia. Il lui est arrivé de ne pas dormir pour pouvoir finir son film. En dehors de son travail, il reconnaît avoir presque tout délaissé. « J?ai vécu tout cela avec beaucoup de passion. Pendant cinq jours, j?ai tourné avec la MFDC mais il y avait des problèmes de temps et comme on tournait beaucoup à l?extérieur, les dépenses ont dépassé ce qui était prévu », raconte le réalisateur. La somme donnée par la MFDC épuisée, c?est dans sa poche qu?il puise la différence. Il finira de tourner son film avec la caméra gagnée lors d?un des Festival de Courts-Métrages.

<B>Question de vie et de mort de Jivita Bunwaree</B>

Pour cette première expérience, Jivita Bunwaree est particulièrement contente. Si la pré-production et la réalisation ne lui ont pas posé de gros problèmes, tel n?est pas le cas du découpage technique. « C?est la première fois que je fais un tel projet. J?étais en même temps prise par d?autres priorités personnelles. Je ne pouvais tourner que le week-end et le budget était limité. Mais ça s?est bien passé », déclare-t-elle.

S?inspirant d?une histoire basée sur des faits réels, Jivita Bunwaree s?est aussi intéressée au sujet à travers son père qu?elle accompagne parfois dans les villages et villes. Elle apprend alors qu?il y a des jeux qui s?organisent dans les veillées mortuaires. Jivita Bunwaree a ainsi réalisé une docu-fiction.

<B>Ravinal Man de Nirveda Alleck</B>

Sa toute première production audiovisuelle a été pour Nirveda Alleck une belle expérience. Si elle n?a pas éprouvé de grandes difficultés, elle parle cependant de la motivation qui prend parfois la poudre d?escampette. Le sujet qu?elle a choisi de mettre en image raconte l?histoire d?une petite fille dans un monde qui se partage entre la réalité, l?illusion et la légende. « Il y a un peu de vécu mélangé à la fiction. J?ai été inspirée surtout par rapport aux différentes légendes qui existent dans partout à Maurice. C?est parfois des histoires vécues qui ont été grossies et enjolivées avec le temps », explique-t-elle.

<B>Subda de Krishna Luchoomun</B>

Ce chargé de cours à l?école de Beaux Arts du Mahatma Gandhi Institute a choisi de mettre en fil rouge de son film, un tableau du peintre Paul Gauguin. Si le temps, comme pour les autres participants, lui a fait défaut, l?expérience lui aura appris beaucoup de choses. « Mais quand on est cinéaste à temps partiel, c?est pas toujours facile. On manque de moyens et ceux donnés par la MFDC n?ont pas été suffisants », souligne-t-il. Son film s?interroge sur la perception de la destinée par trois personnes nées le même jour. Il les fait parler de leurs réussites et de leurs échecs dans le tentaculaire schéma qu?est le destin. Krishna Luchoomun en est à sa troisième ?uvre. Il a déjà réalisé Nu Ravann et L?esprit Chazallien.

<B>La voiture rouge de Jean-Lindsay Dhookit</B>

S?il a beaucoup appris, cela a pourtant été difficile. Il a fallu mettre la main à la pâte et essayer d?obtenir ce qu?il avait en tête. Diriger les caméramans, s?occuper de l?équipe? tant de choses à faire quand l?on débute. Pourtant cela ne décourage pas Jean-Lindsay Dhookit qui songe déjà à faire un autre film.

Son sujet, il l?avait déjà écrit, il y a sept ans. « Je me suis dit que je pourrais en faire un petit film. Je me suis inspirée d?une dame que je connais et à qui j?espérais faire plaisir. J?avais envoyé le scénario en anglais à la MFDC. Je l?ai par la suite traduit ».

<B>Le Morne Marron de Thierry Fleriau-Château</B>

Depuis décembre de l?année dernière, il avait fini son projet. Thierry Fleuriau-Château explique que la formation à l?écriture lui aura permis d?élargir son univers d?écriture en général. « Mama Keita a su susciter le désir d?écrire des histoires qui se tiennent. Et cela, pas uniquement pour un film », souligne-t-il. Trois jours de tournage, quatre jours de montage et c?était dans la boîte pour ce premier film. Son choix de sujet vient de son amour pour ce site. « Ce lieu est aussi très symbolique de la lutte contre l?esclavage. C?est un lieu mystique ».

<B>L?ami Constant de David Constantin</B>

Il aura choisi de poser un regard très personnel en racontant ses souvenirs de son père Serge Constantin, peintre et scénographe. Sept ans après la mort de ce dernier, David Constantin invite le spectateur à pénétrer dans l?intimité de sa mémoire.

<B>Un nuage de Dominique Merven</B>

Après la co-réalisation d?un premier court-métrage, Chut(e), Dominique Merven s?est lancée seule cette fois. Elle raconte le quotidien d?une vielle femme Tante Zia. De son diamant caché à ses histoires d?antan, Tante Zia est le personnage central de l??uvre de Dominique Merven.

Publicité