Publicité

Un deuxième policier se tire une balle dans la tête

17 septembre 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Ses collègues n?en reviennent toujours pas. Un sergent affecté au poste de police d?Abercrombie s?est tiré une balle dans la tête, dimanche dernier, alors qu?il était dans l?exercice de ses fonctions.

En rentrant d?une patrouille vers 5 h 30, l?officier Bahadoor réclame la clé du coffre-fort au station orderly pour une vérification de routine. Mais il revient avec un revolver et intime l?ordre à son subalterne de sortir.

« Ale rass, rass, dehors », lui a-t-il dit avant de s?asseoir dans un coin pour se tirer une balle dans la tête. Son collègue n?a même pas eu le temps d?alerter leurs autres collègues.

Cet incident survient six mois après le suicide, dans les mêmes conditions, du constable Goinsamy Appasamy, en mars à Beau-Bassin. En faction devant la MCB, il s?était dirigé vers le centre communautaire pour mettre fin à ses jours avec son arme de service.

Comme le sergent Bahadoor, l?officier Appasamy avait des soucis d?argent. Mais contrairement à ce dernier, il n?était pas marié.

Des proches expliquent qu?il jouait au casino et qu?il était endetté. Le poids a été trop lourd à porter. Il a préféré mettre un terme à son existence. Il comptait quinze ans de service et avait une carrière toute tracée devant lui.

Ce cas vient aussi rappeler celui du constable Gowkarun Bhunjun, qui avait mis fin à ses jours au Bulk Sugar Terminal en juin 2004. Lui aussi s?était donné la mort avec son arme de service, alors qu?il ne devait pas en porter, vu son état moral. Dépressif, il était régulièrement suivi à l?hôpital psychiatrique de Brown-Séquard, jusqu?à ce qu?il rechute et qu?il soit hospitalisé quatre mois avant son suicide.

Comme le suggère un médecin de la police depuis longtemps, il faudrait que les officiers, qui disposent d?une arme, passent devant un panel médical pour évaluer leur santé mentale, comme cela se fait ailleurs. Sinon, un beau jour, un policier pourrait tuer quelqu?un avant de retourner l?arme contre lui?

Publicité