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Un traitement lourd
Maurice n?a pas d?industrie pharmaceutique. Aucune molécule n?étant fabriquée localement, on procède tout au plus à l?assemblage de substances pour fabriquer des pommades. Toute la consommation médicamenteuse locale doit donc être importée. Et la facture annuelle est lourde : elle avoisine le milliard de roupies et enfle chaque année.
Contrairement à ce qu?on pourrait croire, ce n?est pas l?État, mais les cliniques et les pharmacies du privé qui importent la plus grande partie des médicaments. Pour 2005, les importations du secteur privé devraient avoisiner les Rs 900 millions selon les importateurs. L?État, à travers une procédure lourde d?appel d?offres et d?achats groupés, dépensera autour de Rs 300 millions pour les médicaments. Toutefois, différence de budgets ne signifie pas différence de volume. En fait l?État arrive à importer davantage de médicaments à de moindres coûts que le privé.
Les dépenses subissent une inflation galopante. Ainsi, dans le budget de l?État 2005-2006, Rs 295 millions ont été allouées pour l?achat de médicaments. Or cinq mois après, le ministère de la Santé estime que la facture tournera plutôt autour de Rs 310 millions. Mais tout indique qu?elle se rapprochera plutôt de Rs 400 millions pour l?année financière 2005-2006. La hausse des prix est constante. Ainsi sur la période allant de 2001 à 2005, l?indice des prix des médicaments a connu une hausse de 20,9 %. Soit une hausse moyenne de 4 % par an sur cette période.
Le dernier budget du ministère des Finances avait cherché à contenir cette augmentation. En ramenant la marge bénéficiaire des importateurs et revendeurs de médicaments de 14 % à 11 % et de 27 % à 22 % respectivement. Mais, dans les faits, la nouvelle directive ne semble pas avoir généré de baisse de prix significative. De quoi amener le ministère du Commerce à penser réduire les marges bénéficiaires des revendeurs à 15 %.
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