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Les côtes de Caroline du Nord arrosées par Ophelia

15 septembre 2005, 20:00

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Les premières bourrasques de l’ouragan Ophelia ont commencé à souffler sur les côtes de la Caroline du Nord, qui ont subi de fortes pluies. La tempête se déplace si lentement qu’elle pourrait sévir pendant 48 heures, de l’avis des météorologues.

L’oeil d’Ophelia se trouvait hier à 03 h 00 GMT à une trentaine de kilomètres au sud-sud-est du Cap Lookout, en Caroline du Nord. Il devrait l’atteindre dans la matinée, avant de parcourir les Outer Banks, la barrière d’îles protégeant la côte du nord de l’Etat.

De forts vents ont balayé mercredi les côtes du sud et du centre de l’Etat. Les écoles, les ports, les liaisons par ferry, les ponts étaient fermés et des centres d’hébergement ont été ouverts tout le long de la côte de Caroline du Nord. Plus de 123,000 clients étaient privés d’électricité.

Tout le littoral a commencé à essuyer des rafales tandis que de grosses vagues se sont formées pour déverser des tonnes de sable sur les routes côtières. L’ouragan a suivi une trajectoire paralèlle au littoral, avançant vers le nord à une vitesse de 11 km/h.

Les vents d’Ophelia soufflaientà environ 130 km/h et pourraient se renforcer légèrement encore, selon les météorologues. Des ouragans de la force d’Ophelia peuvent provoquer des inondations, abattre des arbres, couper des routes et des lignes électriques, mais ils provoquent rarement des dégâts structurels.

<B>Des dégats structurels</B>

Une jeune femme de 19 ans a trouvé la mort dans un accident de la route dû aux précipitations sur une autoroute à l’est de Raleigh.

“Nous avons commencé à essuyer le gros de la tempête après la tombée de la nuit”, a dit Allen Smith, un responsable de services d’urgence. “Je crains que nous ne découvrions d’importants dégâts dans la matinée”.

Ophélia ne cesse de gagner en puissance, le long du littoral de la Caroline du Nord. Des pluies torrentielles s’abattent d’ores et déjà sur le territoire. Au large, les vents d’Ophélia dépassent les 136 km/heure. Les autorités américaines regrettent de ne pas avoir ordonné l’évacuation des habitants.

Les autorités américaines ont conseillé aux habitants de quitter cette zone. Un avis non contraignant. Certains comme Betty Bell, gérante de restaurant à Morehead, ont donc décidé de rester : “Nous sommes prêts, explique-t-elle. Nous avons de la nourriture et de l’eau. Tout est sous contrôle, ça devrait bien se passer.”

D’autres, marqués par le passage de Katrina, préfèrent partir. Une femme s’apprête à monter dans sa voiture : “Je veux partir le plus vite possible, dit-elle, parce qu’après nous ne pourrons plus fuir. Je ne veux pas prendre de risques pour mes enfants.”

<B>Gene CHERRY</B>

NOUVELLE-ORLÉANS

<B>Le bilan de l’ouragan Katrina dépasse à présent les 700 morts</B>

■ Les habitants de trois villes de Louisiane touchées par l’ouragan Katrina ont pu s’y rendre mercredi pour constater les dégâts subis par leurs biens, alors que l’activité reprenait dans le port de La Nouvelle-Orléans. Le bilan de l’ouragan s’élève désormais à 700 morts, pour la plupart en Louisiane et dans le Mississippi, et quelques-uns en Alabama, en Floride et en Georgie. Paul Zimmermann, directeur des opérations du port de La Nouvelle-Orléans, a annoncé que le premier bateau à quitter le port depuis le passage de Katrina avait pris la mer mercredi.

Cependant, seuls deux terminaux sur 27 étaient en service et le trafic portuaire ne représentait que 10 % à 20 % de l’activité habituelle. Autre signe d’amélioration, les habitants des localités de Gretna, de Westwego et de Lafitte, dans la banlieue de La Nouvelle-Orléans, ont pu revenir dans leurs villes pour une journée. “Des services de base comme l’électricité, les égouts et l’eau s’améliorent de jour en jour mais ne sont pas encore aux normes.

Les établissements commerciaux, tels que les épiceries, les stations service et les pharmacies restent rares”, pouvait-on lire dans un communiqué publié. La société Kenyon International Emergency Services va recevoir $ 119 000 par jour pendant deux mois pour récupérer et identifier les corps des victimes.

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