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Federer mieux que Sampras ?

13 septembre 2005, 20:00

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“Il est le meilleur joueur que j’ai rencontré au cours de ma carrière.” De la bouche du légendaire Andre Agassi, cette phrase vaut tous les superlatifs du monde. Habitué à recevoir les éloges d’adversaires peu rancuniers en conférence de presse, Roger Federer a dû particulièrement apprécier les propos de son aîné.

En tout cas, le grand Pete Sampras (recordman de victoires en tournoi du Grand Chelem) semble avoir trouvé son digne héritier. Et qui sait si ce dernier n’est pas amené à le dépasser dans quelque temps…

Intouchable tout au long de la quinzaine, même face à Nicolas Kiefer, seul joueur avec Hewitt et Agassi à lui avoir pris un set à Flushing Meadows, le n° 1 mondial n’a jamais tremblé face à l’Américain, dominé en quatre manches (6-3, 2-6, 7-6, 6-1) dimanche.

Premier joueur à réaliser le “back to back” à Wimbledon et à l’US Open la même année depuis Don Budge en 1938, Federer est sans conteste le meilleur joueur de la planète tennis. Et pourtant, ce statut de monstre sacré, acquis à seulement 24 ans, ne lui fait pas perdre ses bonnes manières.

“C’est une victoire très spéciale pour moi car c’était Andre Agassi en face. Il est la dernière légende vivante du tennis encore en activité. Avoir l’occasion de jouer un match de cette importance contre lui et avant qu’il ne prenne sa retraite, cela signifiait énormément pour moi”, confiait le Roi Roger après son sacre.

Vainqueur de son 6e tournoi du Grand Chelem (Open d’Australie 2004, Wimbledon 2003, 2004 et 2005, US Open 2004 et 2005), le Suisse a signé son 32e succès en carrière et semble accrocher à son trône pour très longtemps encore. “Il a perdu trois fois cette année et il a dû gagner combien ? 70 matches, non ? Bien sûr qu’il est battable, personne n’est invincible”, tempère toutefois Andre Agassi.

Le vieux sage au crâne de bouddha sait combien il est difficile de rester au top sur la longueur. Mais quoi qu’il en soit, le talent et l’humilité de Federer lui assurent un avenir radieux. “Il (Agassi) m’avait battu plusieurs fois au début de ma carrière, je me sentais comme un petit garçon”, explique le Suisse quand on lui rappelle que l’Américain l’avait dominé lors de leurs trois premiers face-à-face.

Théâtre du passage de flambeau entre les deux joueurs, Flushing Meadows est désormais le jardin de Federer. Pas un jardin d’enfants mais le territoire d’un fauve qui ne laissera personne empiéter sur ses terres.

Clijsters s’est fait attendre

Si la cheminée du chalet suisse de Roger Federer est déjà garnie de six trophées du Grand Chelem, celle de Kim Clijsters à Bree en Belgique est enfin embellie d’une première coupe majeure.

Après quatre finales perdues, la Flamande a enfin vaincu le signe indien pour entrer dans le cercle très fermé des lauréates de tournoi du Grand Chelem. “C’est formidable. Je n’arrive pas à y croire après tout ce que j’ai vécu. L’émotion est comparable à ma première victoire au Masters féminin. Mais celle-ci a peut-être une signification toute particulière après mes problèmes physiques. Tous les médecins m’avaient dit que je rejouerai un jour au tennis mais que je ne retrouverai peut-être pas le même niveau. Moi, j’y ai cru.” La volonté de l’athlète triomphe toujours.

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